Le Gabon cherche à développer un vivier local de talents en IA et dans les filières STEAM (Sciences, Technologie, Ingénierie, Arts, Mathématiques), mais jusqu'à fin 2025, le pays ne disposait d'aucun concours national dédié permettant aux jeunes d'appliquer l'intelligence artificielle et la robotique à des problèmes concrets. L'ONG Gabtrotter, basée à Libreville, a comblé ce vide en lançant AI4STEAM, présenté comme le premier hackathon national du Gabon dédié à l'IA et à la robotique.
La compétition a été lancée le 6 décembre 2025 à l'American Corner de Libreville, avec le soutien du Bureau des affaires éducatives et culturelles du Département d'État américain, de l'ambassade des États-Unis au Gabon et d'International IDEA (Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale). Plus de 35 équipes, réparties en trois catégories — collégiens/lycéens, étudiants universitaires et jeunes diplômés — ont concouru pendant trois jours (12-14 décembre 2025) pour concevoir des prototypes basés sur l'IA ou la robotique répondant à des défis concrets tirés au sort, avec une présentation publique finale le 20 décembre à l'espace culturel Glass, à Libreville.
Le coordinateur de Gabtrotter, Pascal Ango, a expliqué que le format demandait « aux étudiants de concourir pendant trois jours pour concevoir le meilleur projet et prototype résolvant les problèmes assignés ». International IDEA a profité de l'événement pour présenter CER Gabon, une plateforme numérique donnant accès à des ressources électorales publiques, comme exemple d'application de l'IA et de la robotique aux services civiques. Une participante, Théodora Michelle Alomo, a décrit le hackathon comme une opportunité de se lancer dans l'entrepreneuriat numérique.
S'agissant d'une première édition, AI4STEAM s'est déroulé dans une seule ville (Libreville) et les comptes rendus disponibles ne mentionnent aucune mesure des progrès de compétences des participants, de la répartition par genre, ni des résultats post-événement des prototypes conçus — les données disponibles sont descriptives et fondées sur la portée et l'événement, et non sur une intervention pédagogique évaluée.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.