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Restauration de l'oasis d'Azraq — Réhumidification partielle de l'unique réserve humide de Jordanie

Jordanie · Azraq · Voir le profil de Jordanie

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Depuis 1994, la RSCN réhumidifie l'oasis d'Azraq (Jordanie), asséchée dès 1992 ; une réhabilitation AFD/FFEM de 2020 a rétabli l'eau pompée (~500 000 m3/an) et réintroduit 650 poissons-killies indigènes, atteignant ~10 % de la zone humide historique.

Restauration de l'oasis d'Azraq — Réhumidification partielle de l'unique réserve humide de Jordanie

Détails

Promoteur
Royal Society for the Conservation of Nature (RSCN)
Période
1994–ongoing (renewed pumping 2020)
Mots-clés
wetland restoration, water allocation, biodiversity, desert oasis

Description

Azraq était historiquement une zone humide d'oasis désertique d'environ 25 km2, alimentée par des sources naturelles. La surexploitation des eaux souterraines pour approvisionner Amman et irriguer les terres agricoles a asséché les principales sources dès 1992, réduisant la surface d'eau libre de la zone humide à seulement 0,04 % de son étendue antérieure.
La Royal Society for the Conservation of Nature (RSCN) gère la réserve humide d'Azraq depuis les années 1990, repompant de l'eau souterraine vers la réserve dans le cadre d'un plan de restauration de 1994 fixant l'objectif de rétablir 10 % de l'étendue historique de l'oasis. En 2020, un microprojet financé par l'Agence française de développement (AFD) et le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM), coordonné via le réseau Mediterranean Alliance for Wetlands, a réhabilité des mares dégradées et relancé le pompage.
La réserve reçoit désormais environ 500 000 m3 d'eau par an, et sa surface d'eau libre a augmenté d'environ 5 % après les travaux de 2020. En décembre 2020, 650 individus du poisson-killie endémique d'Azraq avaient été collectés dans des mares survivantes puis réintroduits. La RSCN rapporte une diversité aviaire accrue, avec des observations régulières du martin-pêcheur d'Europe, attiré par le retour des poissons, et la réserve soutient désormais des moyens de subsistance rémunérés — gardes, suivi écologique et écotourisme — pour environ 60 familles locales.
Les propres rapports de la RSCN reconnaissent franchement que la restauration reste partielle : seuls environ 10 % de l'étendue historique de l'oasis ont été rétablis, le pompage a été réduit sans atteindre le rendement soutenable de la nappe, et la pression de surexploitation sous-jacente sur l'aquifère d'Azraq persiste.

Mise en œuvre

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Sources de données

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