La République démocratique du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale au monde et fait face à une pression croissante de déforestation liée à l'agriculture de subsistance et à la demande de bois de feu. Depuis le milieu des années 2010, l'Initiative pour la forêt d'Afrique centrale (CAFI) — un fonds multi-bailleurs hébergé par l'ONU — a investi environ 126 millions de dollars dans sept projets 'PIREDD' (Programmes Intégrés REDD+) en RDC, combinant planification de l'utilisation des terres, agroforesterie et incitations à la foresterie communautaire à l'échelle du paysage.
En 2024, la CAFI et le gouvernement de la RDC ont entrepris de formaliser ce travail en un programme national structuré de Paiements pour Services Environnementaux (PSE) : un cadre régional de PSE a été finalisé, couvrant six activités éligibles (dont l'agroforesterie, la foresterie communautaire et la régénération naturelle), avec des modèles standard de contrat, de suivi et de vérification partagés entre la RDC, la République du Congo et la République centrafricaine. La même année, la CAFI a introduit une vérification satellite indépendante, par échantillonnage, des résultats au niveau des projets, en contractant SCS Global Services comme vérificateur tiers, avec des plans pour automatiser les contrôles via une plateforme de télédétection basée sur l'IA et le cloud. La CAFI a également lancé un fonds d'investissement du secteur privé de 100 millions de dollars en 2024.
Ce cas est inclus comme un exemple émergent, présenté honnêtement comme non mature : la couche de vérification indépendante est toute récente (2024) et n'a pas encore accumulé d'historique pluriannuel, et des observateurs indépendants (par exemple l'examen du World Resources Institute sur le suivi forestier du bassin du Congo) signalent de longue date des lacunes de capacité dans la gouvernance forestière de la région. Ce qui est vérifiable aujourd'hui, c'est l'ampleur de l'investissement, l'existence d'un cadre standardisé de contrat/vérification, et l'étape concrète consistant à engager un vérificateur tiers indépendant et nommé plutôt que de s'appuyer uniquement sur des données autodéclarées.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.