Projet LIFE de l'UE (2015–2022, 1,79 M€) : éradication du rat noir sur l'île habitée de Ventotene — l'une des plus grandes îles habitées jamais débarrassées des rats — supprimant un coût de 18 500 €/an pour les habitants et faisant passer le succès reproducteur du puffin de Scopoli d'environ 10 % à plus de 90 %.
~10 %
Succès de reproduction du puffin de Scopoli avant éradication (pre-2015)
>90 %
Succès de reproduction du puffin de Scopoli quatre ans après éradication (within 4 years of eradication)
18,500 EUR/year
Coût annuel des dégâts causés par les rats aux résidents avant éradication (pre-2015)
1,788,216 EUR
Budget total du projet (2015-2022)
1,072,930 EUR
Contribution de l'UE au budget du projet (2015-2022)
Détails
Maturité
Établie
Promoteur
Regione Lazio – Direzione Ambiente / ISPRA / Ente Gestore AMP Isole di Ventotene e S. Stefano / NEMO / Sapienza Università di Roma
Période
2015–2022
Région (NUTS)
ITI4
Mots-clés
invasive species control, seabird conservation, public health, island ecosystem restoration
Contexte
L'archipel Pontin (Ventotene, Santo Stefano, Palmarola, Zannone, Ponza), au large des côtes du Latium en Italie, abrite d'importantes colonies méditerranéennes de nidification du puffin de Scopoli et du puffin yelkouan. Les rats noirs introduits (Rattus rattus) prédataient les œufs et les poussins et imposaient des coûts directs aux quelque 700 résidents permanents de Ventotene.
Objectifs
Éradiquer les rats noirs de l'île habitée de Ventotene afin de protéger les colonies de nidification des puffins et de réduire les coûts et le risque de maladies zoonotiques pour les résidents.
Activités
De 2015 à 2022, le projet LIFE de l'UE « LIFE PonDerat » (LIFE14 NAT/IT/000544), piloté par la Direction de l'environnement de la Région du Latium avec l'ISPRA, l'autorité de l'aire marine protégée de Ventotene et Santo Stefano, NEMO et l'université Sapienza de Rome, a éradiqué les rats noirs de Ventotene — présentée comme l'une des plus grandes îles habitées jamais débarrassées de rats au monde.
Résultats
Une étude évaluée par des pairs publiée en 2024 (Capizzi et al., Pest Management Science) a constaté que le taux de succès de la reproduction du puffin de Scopoli est passé d'environ 10 % à plus de 90 % en quatre ans après l'éradication. Les rats coûtaient auparavant aux résidents au moins 18 500 euros par an en dégâts aux cultures et aux structures, et plusieurs agents pathogènes zoonotiques portés par les rats ont été éliminés en même temps qu'eux.
Conclusions
L'éradication des rats sur une île habitée, avec des animaux domestiques et un soutien communautaire mitigé, s'est révélée logistiquement plus difficile que les campagnes sur des îles inhabitées, et une biosécurité soutenue est nécessaire pour empêcher toute réinvasion via le trafic maritime en provenance d'îles voisines encore infestées, comme Ponza.
Mise en œuvre
Coût indicatif
Moyen (50 k€–500 k€) — Stated total project budget of €1,788,216 (EU LIFE contribution €1,072,930) over 2015-2022; classified medium for a single-island, multi-partner conservation project of this scale.
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 ans) — Project ran 2015-2022 (7 years); classified long.
Personnel et compétences
Regione Lazio – Direzione Ambiente (project lead), ISPRA, Ventotene & Santo Stefano Marine Protected Area authority, NEMO, Sapienza University of Rome
Conditions de réussite
Coordinated multi-partner consortium spanning regional government, a national research institute, the MPA authority and a university
EU LIFE co-financing (EU contribution of roughly 60% of the total budget)
Modes d’échec courants
Eradication logistics are harder on an inhabited island with domestic pets and mixed community support than on uninhabited islands
Risk of reinvasion via boat traffic from nearby, still-infested islands (e.g. Ponza) without sustained biosecurity
Pistes de financement indicatives pour des pratiques de ce type — vérifiez toujours les appels en cours et les règles d'éligibilité de chaque programme.
Vous portez cette pratique ?
Revendiquez-la —
les porteurs vérifiés obtiennent un contact public sur la page et peuvent proposer des corrections.
Sources de données
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.