Détails
- Maturité
- Établie
- Promoteur
- Roatán Marine Park / Bay Islands Conservation Association
- Période
- 2011-present
- Mots-clés
- invasive species control, marine protected area management, licensed spearfishing, reef monitoring
Contexte
Le poisson-lion (Pterois volitans/miles), originaire de l'Indo-Pacifique, a envahi les Caraïbes dans les années 2000 et a atteint les eaux honduriennes vers 2009. Prédateurs généralistes voraces sans prédateurs naturels dans les Caraïbes, ils consomment des poissons de récif natifs juvéniles et des invertébrés à des taux pouvant réduire les populations de poissons locales et menacer la résilience des récifs.
Objectifs
Contrôler la population invasive de poissons-lions sur les récifs de Roatán et Utila et créer une incitation commerciale durable pour un retrait continu, tout en finançant les patrouilles et le travail de conservation plus large du parc.
Activités
Le Roatán Marine Park (RMP), avec la Bay Islands Conservation Association, gère un programme communautaire de pêche sous-marine licenciée : pour 70 dollars, plongeurs et touristes reçoivent une licence, une lance à foëne et une heure de formation. Un effort parallèle de développement de marché forme les pêcheurs locaux à capturer, nettoyer et vendre le poisson-lion, aujourd'hui servi dans environ 40 restaurants de Roatán et Utila et vendu à des épiceries sur le continent.
Résultats
Une étude de 2017 évaluée par des pairs dans PeerJ (Anderson et al.) comparant des récifs soumis à un retrait régulier (2-3 plongées de prélèvement par mois, effort de capture moyen de 2,76 ± 1,72 poissons-lions par pêcheur et par heure) à des sites témoins sans retrait a constaté une biomasse de poissons-lions inférieure de 95 % et des densités de poissons-proies natifs supérieures de 30 % sur les récifs de retrait, bien qu'aucune différence significative n'ait été observée dans la richesse ou la diversité globale des espèces de poissons natifs entre les deux.
Conclusions
Comme les poissons-lions se reproduisent de manière prolifique et que les récifs mésophotiques plus profonds, hors de portée de la plongée récréative, restent largement non gérés en tant que refuges, le programme fonctionne comme un contrôle continu de la population plutôt qu'une éradication, nécessitant un effort soutenu.
Mise en œuvre
- Coût indicatif
- Moyen (50 k€–500 k€)
- Délai jusqu’aux résultats
- Long (> 3 ans)
- Personnel et compétences
- Roatán Marine Park staff, Bay Islands Conservation Association, Trained licensed divers/tourists, Local fishers trained in catching/cleaning/selling lionfish
Conditions de réussite
- Low-cost licensing/training scheme ($70, pole spear, 1-hour training) lowering the barrier to participation
- Commercial market development (restaurants, mainland grocery stores) to sustain removal beyond conservation goodwill
- Diversified funding: fees fund 50-60% of park enforcement/conservation budget
Modes d’échec courants
- Lionfish females release tens of thousands of eggs every few days, so populations rebound quickly without sustained effort
- Deeper mesophotic reefs beyond recreational diving depth remain largely unmanaged, acting as refugia/source populations
Habituellement financé par
Philanthropic / foundation funding
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Sources de données
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