Le Mécanisme de réponse rapide du Canada (MRR Canada), unité d'Affaires mondiales Canada, utilise l'analyse de données de sources ouvertes sur les réseaux sociaux pour détecter et attribuer publiquement la manipulation de l'information par des acteurs étrangers, y compris les campagnes d'hypertrucages générés par IA.
En août-septembre 2023, il a détecté un réseau de bots « Spamouflage » qui a publié des milliers de commentaires en anglais et en français sur les comptes Facebook et X de dizaines de députés, dont le premier ministre et le chef de l'opposition. Après notification des plateformes par Affaires mondiales Canada, celles-ci ont supprimé une grande partie de l'activité et du réseau.
En mars 2025, le MRR Canada a annoncé une seconde campagne, active depuis le 31 août 2024, visant des commentateurs sinophones établis au Canada et leurs familles au moyen de vidéos hypertruquées, d'images sexuellement explicites générées par IA et de divulgation de données personnelles. Les bots publiaient environ 100 à 200 hypertrucages par jour, et le MRR Canada a attribué la campagne à la République populaire de Chine avec un « degré de confiance élevé ». Il a contacté les victimes, sollicité les plateformes (certains contenus ont été retirés pour violation de leurs règles) et fait part de ses préoccupations à l'ambassade de Chine.
Les preuves sont observationnelles : détections et retraits sont documentés par le gouvernement lui-même, mais le rapport annuel 2023 du MRR du G7 ne précise ni les outils analytiques ni les seuils de détection, et les campagnes ont suscité très peu d'engagement, de sorte que l'effet sur l'opinion publique n'est pas mesuré. Le Canada dirige aussi le secrétariat du MRR du G7, qui partage cette approche avec les membres et observateurs du G7.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.