Le Consortium pour des livres accessibles (ABC) a été lancé par l'OMPI en juin 2014 comme partenariat public-privé de six membres fondateurs, dont l'Union mondiale des aveugles, des bibliothèques pour aveugles et des organisations représentant éditeurs et auteurs. Il met en pratique le Traité de Marrakech (adopté en 2013, en vigueur depuis 2016), qui autorise l'échange transfrontalier de formats accessibles sans l'accord des éditeurs.
Le Service mondial du livre de l'ABC est un catalogue en ligne gratuit par lequel des entités autorisées, c'est-à-dire des bibliothèques pour aveugles, recherchent, commandent et échangent des livres en braille, texte électronique, audio et gros caractères. L'OMPI a fait état de plus de 238 000 titres en 55 langues et de 12 organisations participantes dans son magazine, puis a annoncé le 2 avril 2020 que 500 000 œuvres accessibles en 76 langues étaient disponibles pour l'échange transfrontalier, le Traité couvrant alors plus de 90 pays.
Le problème reste vaste : l'Union mondiale des aveugles estime que moins de 10 % des documents publiés existent en formats accessibles, environ 90 % des personnes ayant une déficience de lecture des textes imprimés vivent dans des pays en développement, et l'exemple de l'OMPI oppose quelque 18 000 livres accessibles en Inde à 184 084 détenus par la bibliothèque nationale américaine (NLS). L'accès est réservé aux personnes aveugles, malvoyantes ou ayant une autre déficience de lecture des textes imprimés.
Réserves sur les preuves : les sources donnent des comptes de catalogue et de participation, pas de résultats mesurés en lecture, éducation ou emploi, et les chiffres proviennent de l'organisation opératrice et d'un média sectoriel, non d'une évaluation indépendante.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.