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L'état d'urgence de 2021 à Porto Rico face aux violences fondées sur le genre

Puerto Rico · San Juan · See the Puerto Rico profile

Face à une hausse de 62 % des morts liées aux violences de genre, le gouverneur de Porto Rico a déclaré l'état d'urgence en janvier 2021, débloquant 7 millions de dollars, une application d'alerte pour les victimes et de nouveaux protocoles policiers — mais le comité consultatif a cessé de fonctionner en 2022 et les féminicides se sont poursuivis jusqu'en 2023.

Details

Promoter
Government of Puerto Rico — Office of the Governor / Comité PARE
Period
January 2021–June 2022 (declared); response measures ongoing
Keywords
public safety, gender-based violence, government, victim services

Description

En 2020, Porto Rico a enregistré 60 meurtres liés à des violences de genre, soit une hausse de 62 % par rapport à 2019, et la police a recensé 5 517 victimes de violence domestique ; un rapport de 2019 émanant d'organisations locales concluait qu'en moyenne une femme était tuée tous les sept jours sur l'île.
Le 25 janvier 2021, le gouverneur Pedro Pierluisi a signé un décret décrétant l'état d'urgence face aux violences de genre. Ce texte a créé un comité consultatif interagences (Comité PARE), une application mobile d'alerte et de signalement, un nouveau programme du Département de l'Éducation sur les violences de genre, une formation actualisée pour les procureurs, ainsi que de nouveaux protocoles policiers pour les appels de violence domestique et les enquêtes sur les féminicides. Plusieurs mois après la déclaration, le conseil de supervision financière de Porto Rico a approuvé 7 millions de dollars de financement dédié à ces mesures.
L'état d'urgence a expiré le 30 juin 2022 et n'a pas été renouvelé. Le comité consultatif PARE a cessé de se réunir en tant qu'organe consultatif dès août 2022, bien qu'un responsable de la conformité soit resté en poste. Les signalements de féminicides sont restés élevés par la suite : le média portoricain Pasquines a recensé 72 féminicides en 2023 (dont 65 directs), et des associations comme Taller Salud ont décrit une « crise de long terme » persistante, aggravée par un suivi gouvernemental incohérent.
Ce cas illustre à la fois l'intérêt et les limites des déclarations d'urgence comme outil de lutte contre les violences de genre : une reconnaissance politique rapide et un financement initial, mais une faible continuité institutionnelle une fois la période d'urgence formelle achevée.

Implementation

Implementation detail (cost, timeline, staffing, conditions for success) is not yet available for this practice.

Data sources

Where this practice's information was retrieved from, and when.

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