Depuis avril 2019, le Canada exige que les ministères fédéraux évaluent le risque de l'IA et publient des évaluations d'impact algorithmique avant le lancement ; en août 2024, 22 étaient publiques sur le Portail du gouvernement ouvert.
22
Évaluations de l'incidence algorithmique publiées (by August 2024)
1 April 2019
Directive en vigueur depuis
Détails
Maturité
Établie
Promoteur
Treasury Board of Canada Secretariat
Période
2019–present
Mots-clés
digital government, AI governance, administrative law, public sector accountability
Contexte
La Directive sur la prise de décisions automatisée du Canada, publiée le 4 mars 2019 et en vigueur depuis le 1er avril 2019, exige des ministères fédéraux qu'ils évaluent, atténuent et divulguent les impacts des systèmes de décision automatisée utilisés dans les décisions administratives concernant le public, autour de l'Évaluation de l'incidence algorithmique (AIA) - un questionnaire notant le risque sur une échelle à quatre niveaux.
Objectifs
Veiller à ce que les ministères évaluent et divulguent publiquement les risques des systèmes de décision automatisée avant leur mise en production, pour les systèmes notés Niveau II et au-delà.
Activités
Les ministères ont réalisé des AIA couvrant des systèmes tels que des outils de tri automatisé des demandes d'immigration, le système de reconnaissance de preuve de vaccination ArriveCAN, et l'aide à la décision pour les prestations d'invalidité. Une mise à jour de 2023 a ajouté des exigences pour évaluer les impacts selon le genre et l'âge. Depuis novembre 2025, le registre public contient des fiches individuelles pour chaque système fédéral de décision automatisée.
Résultats
En août 2024, les agences fédérales canadiennes avaient publié 22 AIA. Un examen réalisé en février 2025 par le World Privacy Forum a constaté que le cadre avait été révisé à plusieurs reprises, mais a relevé des pénuries d'expertise au sein des ministères, des difficultés à concevoir les questions de notation du risque, et des exigences de publication « souvent respectées seulement de manière partielle ».
Conclusions
Six ans après son entrée en vigueur, la directive demeure l'un des cadres légaux les plus aboutis pour la divulgation de l'usage gouvernemental de l'IA avant son déploiement, même si ses propres examinateurs externes documentent que la couverture et la rigueur restent inégales d'un ministère à l'autre ; la conclusion même de l'examen reconnaissait franchement que la question de savoir si l'approche de l'AIA « fonctionne comme prévu » reste ouverte.