Le Centrum Seksueel Geweld (CSG) a été créé en 2012 comme un service multidisciplinaire, lié aux hôpitaux, où les victimes de violences sexuelles récentes reçoivent soins médicaux, examen forensique, soutien policier et suivi psychosocial en un même lieu. Il est devenu un réseau national de 16 centres régionaux soutenu par le Landelijk Centrum Seksueel Geweld, avec pour partenaires permanents les ministères de la Justice et de la Sécurité et de la Santé, du Bien-être et des Sports, ainsi que l'association des communes VNG. Une ligne téléphonique 24 h/24 et un chat en ligne complètent les centres physiques.
L'activité déclarée est importante et croissante. En 2023, le CSG a aidé ou conseillé 13 848 personnes (9 % de moins qu'en 2022 mais 40 % de plus qu'en 2021). Les chiffres 2025, publiés en juin 2026, indiquent 21 % de victimes, de proches et de professionnels en plus qu'un an plus tôt : 4 640 enregistrements (+20 %), 6 644 demandes de conseil (+16 %), 15 711 appels (+39 %) et 7 142 conversations en ligne (+29 %). Le réseau note que la hausse se poursuit chaque année depuis 2012 et qu'une directive européenne exigera de chaque État membre un centre d'aide aux victimes de viol à partir de 2027, rôle que le CSG remplit déjà.
Les preuves indépendantes sont plus minces que les données d'activité. Une étude publiée sur un seul centre, du centre médical universitaire Radboud (Journal of Forensic and Legal Medicine, 2021), compare 83 victimes en 2013-2016 et 270 en 2017-2020 : les démarches spontanées passent de 10 % à 30 %, davantage de victimes acceptent le suivi psychosocial, les victimes masculines restent à environ 5 % et environ 80 % des auteurs sont connus de la victime. Une étude du WODC/Université d'Utrecht de 2021 a examiné l'ancrage administratif et organisationnel du CSG, et une évaluation de 2026 commandée par le WODC a porté sur une nouvelle approche pratique ; aucune n'est une évaluation des résultats en santé ou en justice.
Mises en garde : la direction du CSG indique elle-même que la demande d'aide croît plus vite que les moyens disponibles ; les chiffres annuels comptent des contacts et non des résultats de santé ou de justice, et la hausse reflète en partie une meilleure sensibilisation. Le modèle est à lire comme un point d'accès établi et bien gouverné dont l'effet sur le rétablissement et les poursuites n'a pas encore été rigoureusement évalué.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.