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Good practice

M-Pesa au Kenya — Impact différencié selon le genre sur la pauvreté et l'emploi

Kenya · Nairobi · Voir le profil de Kenya

M-Pesa, lancé au Kenya en 2007, aurait sorti 194 000 ménages (2 %) de la pauvreté d'ici 2014, les ménages dirigés par des femmes gagnant plus du double de l'effet moyen, et ~185 000 femmes passant de l'agriculture au commerce (Suri & Jack, Science, 2016).

194,000 households
Ménages sortis de la pauvreté (2008-2014)
2 %
Part de l'ensemble des ménages kényans concernés (2008-2014)
18.5 %
Gain de consommation supplémentaire pour les ménages dirigés par des femmes à forte exposition vs faible exposition
9.2 percentage points (22% relative to 43.3% baseline)
Réduction de l'extrême pauvreté, ménages dirigés par des femmes
22.3 %
Augmentation de l'épargne financière
185,000
Femmes ayant changé d'activité, de l'agriculture au commerce/à la vente au détail
96 %
Ménages kényans comptant au moins un utilisateur de M-Pesa (mid-2010s)

Détails

Maturité
Established
Promoteur
Safaricom (M-Pesa); evaluated by MIT and Georgetown University researchers
Période
2007–present
Mots-clés
financial inclusion, mobile money, fintech, poverty reduction, women's economic empowerment

Contexte

M-Pesa est un service d'argent mobile lancé par Safaricom (filiale kényane de Vodafone) en mars 2007, qui permet aux utilisateurs de conserver et de transférer de l'argent par téléphone via un réseau national d'agents de dépôt/retrait, sans avoir besoin d'une agence bancaire ou d'un distributeur automatique ; au milieu des années 2010, au moins une personne dans 96 % des ménages kényans l'utilisait, soutenu par environ 110 000 agents contre environ 2 700 distributeurs automatiques bancaires à l'échelle nationale.

Activités

Les utilisateurs accèdent à l'épargne, aux transferts et aux paiements via le réseau d'agents ; M-Pesa a par la suite ajouté des produits de crédit (M-Shwari, Fuliza) construits sur la plateforme.

Résultats

Une étude de panel de ménages évaluée par des pairs (Suri & Jack, Science, 2016, suivant des ménages de 2008 à 2014) a estimé que l'accès à M-Pesa avait fait sortir environ 194 000 ménages (2 % de l'ensemble des ménages kényans) de la pauvreté, avec un effet environ deux fois plus important pour les ménages dirigés par des femmes (gains de consommation supérieurs de 18,5 %, une réduction relative de 9,2 points de pourcentage/22 % de l'extrême pauvreté, et une hausse de 22,3 % de l'épargne), et avait conduit environ 185 000 femmes à passer de l'agriculture au commerce ou à la vente au détail comme activité principale.

Conclusions

L'effet différencié selon le genre sur la pauvreté est rigoureusement documenté spécifiquement pour le Kenya ; des commentateurs indépendants ont mis en doute le fait que l'étude exclue totalement la causalité inverse (les zones plus riches pouvant attirer davantage d'agents plutôt que les agents provoquant le gain de richesse), et les produits de crédit propres de M-Pesa ont par ailleurs été critiqués pour favoriser une dépendance à l'endettement.

Mise en œuvre

Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.

Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

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