Implementation of the Vitoria-Gasteiz Green Urban Infrastructure Strategy
Espagne
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Depuis le milieu du XXe siècle, près des trois quarts des plaines inondables du Bas-Danube ont été coupés par des digues et convertis en terres agricoles, modifiant les régimes de crue ; combiné à l'érosion du lit de la rivière (extraction de gravier, dragage et construction de barrages) et à l'eutrophisation, cela a contribué à des crues majeures (2002, 2005, 2006, 2009, 2010, 2013, 2014), le changement climatique devant encore accroître le risque d'inondation et la fréquence des crues éclair.
Préserver 935 000 hectares sur environ 1 000 km du Bas-Danube (protection renforcée pour 775 000 hectares de zones déjà protégées, plus 160 000 hectares nouvellement protégés) et restaurer 224 000 hectares de plaine inondable naturelle afin de retenir et de libérer en toute sécurité les eaux de crue, en soutenant des économies locales durables.
Depuis l'Accord de 2000 sur le corridor vert du Bas-Danube entre la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et l'Ukraine, des digues ont été supprimées et la végétation invasive éliminée sur plusieurs sites ; en 2020, la restauration était en cours sur plus de 60 000 hectares. En Roumanie, 6 000 hectares répartis sur plusieurs sites (Babina, Cernovca, Mahmudia, Balta Geraiului, Gârla Mare-Vrata) ont été reconnectés au fleuve ; sur l'île ukrainienne de Tataru, des digues ont été supprimées pour permettre l'inondation naturelle de 750 hectares, avec l'introduction de races bovines traditionnelles pour contrôler les espèces invasives. Le WWF a assuré la coordination, fournissant un appui technique et financier pour les réunions et les documents de référence.
Lors de la crue du Danube de 2013, aucune inondation ne s'est produite le long du tronçon restauré du Bas-Danube, malgré des niveaux d'eau supérieurs à la moyenne. La restauration est estimée à un coût total de 183 millions d'EUR, les plaines inondables restaurées étant estimées (selon Mansourian et al., 2019) générer environ 111,8 millions d'EUR/an en valeur de services écosystémiques, soit environ 500 EUR/hectare/an.
L'accord intergouvernemental s'est révélé un vecteur efficace pour traduire l'engagement politique en actions concrètes ; la mise en œuvre de Natura 2000 et l'alignement sur la directive-cadre européenne sur l'eau (en Roumanie et en Bulgarie) ont contribué à étendre les zones protégées. Une attention particulière portée à la propriété foncière (garantissant que les propriétaires privés ne perdent pas leurs droits de propriété) a été déterminante au niveau local ; le rôle de coordination indépendant et soutenu du WWF, ainsi que la volonté politique de chaque pays, ont été identifiés comme des facteurs décisifs, bien que l'absence de mécanismes financiers dédiés, européens ou nationaux, pour la restauration des plaines inondables ait été signalée.
Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.
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