Programme de restauration du lac Ourmia (ULRP)
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Les sédiments dragués dans le lac Markermeer servent à construire un archipel d'îles marécageuses. Cinq ans de suivi montrent 47 types d'oiseaux nicheurs et 170 espèces de plantes, mais l'effet sur la clarté de l'eau du lac reste à prouver.
Depuis que la digue Enkhuizen–Lelystad (1976) a supprimé sa dynamique naturelle, le Markermeer s'envase et se trouble, au détriment des plantes aquatiques, des coquillages, des poissons et des oiseaux. Natuurmonumenten, Rijkswaterstaat et la province de Flevoland construisent les Marker Wadden, un archipel d'îles marécageuses (l'objectif annoncé est d'environ 1 300 ha de nature nouvelle), avec du sable, de l'argile et des vases dragués au fond du lac par l'entreprise Boskalis. L'idée est que des eaux peu profondes abritées, le piégeage des sédiments et un gradient de turbidité reconstituent le réseau trophique dont dépendent oiseaux d'eau et poissons.
Les résultats des cinq premières années de recherche (programme KIMA, publiés par Rijkswaterstaat et relayés par EcoShape) font état de 47 types d'oiseaux nicheurs et 170 espèces de plantes installés en quelques années, dont le fuligule à dos blanc, la mouette pygmée et le râle des genêts. Une eau plus claire a été mesurée sous le vent des îles et l'eau à l'est est décrite comme améliorée, mais le résumé officiel juge l'effet à l'échelle du lac provisoire : les travaux et l'entretien continuent de remettre les sédiments en suspension, si bien que l'effet total sur la clarté ne peut encore être établi. Les synthèses ne donnent pas de comptages d'oiseaux par rapport à un état initial et sont largement rédigées par des partenaires du projet.
Les coûts rapportés pour la première phase (une île de 5 km² et un paysage sous-marin de 10 km²) avoisinent 75 millions d'euros, dont 22 millions de la Loterie postale néerlandaise, le reste venant de l'État, de la province et de partenaires privés ; aucun coût total vérifié n'a été trouvé pour les phases suivantes. C'est un rare partenariat public–ONG–privé à grande échelle en solutions fondées sur la nature, mais aucun résultat publié sur le carbone, la rétention d'eau ou le risque d'incendie n'existe ; il est donc noté surtout sur la biodiversité et la gouvernance.
Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.
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