evidoria

← Retour à la liste

Bonne pratique Importée

La Loi de Parité de Genre au Nicaragua — Des Chiffres Records, une Substance qui s'Érode

Nicaragua · Managua · Voir le profil de Nicaragua · Voir le profil de Managua

Preuves: Observationnel / avant-après Top 67% 52/100 · Demandez à Evidence Copilot à propos de cette pratique

La loi de parité du Nicaragua a porté les femmes à 53,9% de l'Assemblée nationale en 2024, au 3e rang mondial, mais la même période a vu Ortega-Murillo fermer des dizaines d'organisations féminines, dissociant la parité numérique des droits substantiels.

45.7% (2017) → 53.9% / 49 of 91 seats (2024)
Sièges occupés par des femmes à l'Assemblée nationale (2017–2024)
~80%
ONG actives fermées en tant qu'« agents étrangers » depuis 2018 (2018–present)
La Loi de Parité de Genre au Nicaragua — Des Chiffres Records, une Substance qui s'Érode

Détails

Maturité
Établie
Promoteur
Asamblea Nacional de Nicaragua / Instituto Nicaragüense de la Mujer
Période
2008-present
Mots-clés
electoral reform, political representation, gender parity, civil society

Contexte

La loi nicaraguayenne de 2008 sur l'égalité des droits et des chances, ainsi que les réformes électorales de 2012 qui ont suivi, exigent un nombre égal de candidats et de candidates sur les listes des partis pour les élections nationales, régionales et municipales.

Objectifs

L'exigence de parité visait à assurer une représentation égale des femmes et des hommes au sein de l'Assemblée nationale du Nicaragua et d'autres organes élus, au moyen d'un quota légalement obligatoire sur les listes de candidats.

Activités

Les listes des partis pour les élections nationales, régionales et municipales doivent comprendre un nombre égal de candidats et de candidates, une exigence qui s'est maintenue, voire renforcée, sur trois cycles électoraux consécutifs (2017, 2021, 2024).

Résultats

La mise en œuvre a produit certains des taux de représentation féminine les plus élevés au monde : les femmes détenaient 45,7 % des sièges de l'Assemblée nationale en 2017 et 53,9 % (49 sièges sur 91) en 2024, selon les données de l'Union interparlementaire, plaçant le Nicaragua au troisième rang mondial après le Rwanda et Cuba. Pourtant, la même période a vu le démantèlement progressif de la société civile féministe indépendante sous le gouvernement Ortega-Murillo. Human Rights Watch rapporte qu'environ 80 % des ONG actives au Nicaragua, dont des dizaines d'organisations de défense des droits des femmes et de lutte contre la violence de genre, ont été fermées en tant qu'« agents étrangers » depuis 2018 ; tous les refuges pour victimes de violence domestique gérés de manière indépendante qui existaient avant 2018 ont depuis fermé. Les défenseures des droits humains des femmes font face à des détentions arbitraires, du harcèlement et des interdictions de voyager, selon de multiples témoignages documentés.

Conclusions

Ce cas illustre clairement l'importance de la pratique fondée sur les preuves : un quota de parité légalement imposé peut produire des chiffres de représentation descriptive impressionnants, tandis que l'infrastructure civique sous-jacente et la voix indépendante en faveur des droits des femmes se détériorent, ce qui signifie que le simple respect du quota est un mauvais indicateur d'une véritable égalité de genre.

Mise en œuvre

Coût indicatif
Moyen (50 k€–500 k€)
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 ans) — 2008 Equal Rights and Opportunities Law, strengthened by 2012 electoral reforms; parity requirement sustained and increased across the 2017, 2021 and 2024 election cycles.
Personnel et compétences
Enforced via Nicaragua's electoral law requiring equal-gender candidate lists, administered by the Asamblea Nacional and the Instituto Nicaragüense de la Mujer; no independent civil-society oversight body remains active given the closure of women's rights NGOs since 2018.

Conditions de réussite

  • A binding legal candidate-list quota mechanism (zipper/parity-list design) applied uniformly across national, regional and municipal elections.

Modes d’échec courants

  • Numeric parity was not accompanied by protections for independent civil society: roughly 80% of Nicaragua's NGOs, including women's rights and GBV organisations, have been shut down since 2018, and all independently run domestic-violence shelters that existed before 2018 have closed, per Human Rights Watch.
  • Women human-rights defenders face arbitrary detention, harassment and travel bans, indicating that formal representation gains have not translated into protected civic space for women's rights advocacy.

Où cela s’applique

Type de gouvernance
national electoral legislation, authoritarian political context
Échelle
national (Nicaragua)
Niveau de revenu
lower-middle-income

Habituellement financé par

National / regional programmes

Pistes de financement indicatives pour des pratiques de ce type — vérifiez toujours les appels en cours et les règles d'éligibilité de chaque programme.

Vous portez cette pratique ? Revendiquez-la — les porteurs vérifiés obtiennent un contact public sur la page et peuvent proposer des corrections.

Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

Pièces jointes

Pratiques similaires qui pourraient vous être utiles