Fondé par trois chercheuses indépendantes après que la loi française de transparence de 2016 est restée largement lettre morte, l'ODAP recense les algorithmes de l'administration. Son inventaire de nov. 2025 recense 120 systèmes — mais seuls 6 des 24 légalement tenus de se conformer l'ont fait, et 18 seulement ont divulgué un budget.
72 algorithms (around)
Algorithmes recensés, première édition (Nov 2024)
120 algorithms
Algorithmes recensés, deuxième édition (19 Nov 2025)
Algorithmes divulguant une information budgétaire (Nov 2025)
Détails
Maturité
En expansion
Promoteur
Observatoire des algorithmes publics (independent research collective)
Période
2023–2025 (first inventory Nov 2024; second edition 19 Nov 2025)
Mots-clés
algorithmic transparency, civic tech, open data, public administration
Contexte
L'article L.312-1-3 du Code des relations entre le public et l'administration impose, depuis 2016, aux organismes publics de publier des inventaires des algorithmes fondant leurs décisions. En pratique, cette obligation est restée quasiment lettre morte : en 2023, seuls France Travail (l'agence pour l'emploi) et deux départements (Ille-et-Vilaine, Val-d'Oise) avaient publié quoi que ce soit.
Activités
L'Observatoire des algorithmes publics (ODAP) a été fondé en 2023 par la chercheuse Soizic Pénicaud, la designeuse Estelle Hary et la sociologue Camille Girard-Chanudet pour combler ce vide depuis l'extérieur de l'administration. Chaque entrée est documentée deux fois, indépendamment, et vérifiée de façon collégiale à partir de documents publics et de réponses administratives, couvrant les systèmes d'apprentissage automatique, les outils fondés sur des règles, et tout ce qui se trouve entre les deux ; le jeu de données est publié en accès libre sur data.gouv.fr.
Résultats
Le premier inventaire de l'ODAP (novembre 2024) recensait environ 72 algorithmes utilisés par les administrations centrales et les agences de l'État, excluant explicitement, « pour l'instant », les collectivités locales et les hôpitaux. Sa deuxième édition (19 novembre 2025) est passée à 120 algorithmes. Sur les 24 algorithmes soumis à l'obligation légale de transparence du CRPA, seuls 6 (25 %) s'y sont effectivement conformés ; seuls 18 des 120 algorithmes (15 %) ont divulgué une information budgétaire.
Conclusions
L'ODAP indique explicitement qu'il ne revendique pas une couverture exhaustive ou pleinement objective, compte tenu de ce qu'il appelle la « grande opacité » entourant encore les algorithmes publics en France. En tant que substitut de la société civile à une obligation légale non appliquée, il démontre davantage l'ampleur du manquement qu'il ne le comble.
Mise en œuvre
Coût indicatif
Faible (< 50 k€) — No budget disclosed; conservative low estimate consistent with a small independent research collective (three founders).
Délai jusqu’aux résultats
Moyen (1–3 ans)
Personnel et compétences
Founded by researcher Soizic Pénicaud, designer Estelle Hary and sociologist Camille Girard-Chanudet
Conditions de réussite
Each entry independently documented twice and cross-checked collegially using public records and administrative responses
Dataset published openly on data.gouv.fr for public reuse
Modes d’échec courants
Only 6 of 24 algorithms subject to France's 2016 legal transparency obligation (CRPA art. L.312-1-3) actually complied, nearly a decade after the law took effect
Only 18 of 120 catalogued algorithms disclosed any budget information
ODAP explicitly does not claim exhaustive or fully objective coverage, and excludes local government and hospitals 'for now'
Pistes de financement indicatives pour des pratiques de ce type — vérifiez toujours les appels en cours et les règles d'éligibilité de chaque programme.
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