Depuis la Stratégie de résilience de Montevideo (2016-2018), le Département de la planification de la ville gère le bassin du ruisseau Pantanoso comme un « laboratoire de résilience », en partenariat avec la Banque interaméricaine de développement (BID, projet UR-T1205) et, à partir d'un document conceptuel de juin 2019, avec la Banque mondiale (« Projet de résilience urbaine de Montevideo », P170360), combinant réduction du risque d'inondation, amélioration des quartiers informels et restauration des zones humides sur un bassin estimé entre 66 et 77 km² (les sources varient selon la délimitation retenue), couvrant environ 190 000 habitants, soit environ 15 % de la population de Montevideo.
Les indicateurs officiels de la Banque mondiale pour ce programme visent à réduire l'exposition des ménages du bassin au risque d'inondation, à améliorer l'accès aux espaces publics et récréatifs, et à « protéger/améliorer » la biodiversité des zones humides clés, aux côtés du développement d'un parc linéaire et de la valorisation de zones humides comme habitat d'observation des oiseaux, selon la documentation de la ville et de la BID.
Dans les documents publics les plus récents, ces éléments apparaissent comme des objectifs et indicateurs de conception plutôt que comme des résultats écologiques publiés et atteints — aucune donnée indépendante sur les hectares restaurés, l'évolution du couvert végétal ou la réduction des pics de crue n'a été trouvée. Le programme doit être compris comme un effort de résilience urbaine institutionnellement solide et multi-financé, qui continue de construire sa base de preuves de résultats, aux côtés d'autres travaux de restauration de cours d'eau toujours actifs dans la ville, comme celui du ruisseau Miguelete.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.