Depuis 2003, les accords réciproques pour l'eau de la Fundación Natura Bolivia rémunèrent en nature (ruches, plants, formation) les agriculteurs en amont protégeant la forêt de nuages ; en 2023, le modèle couvrait environ 24 000 agriculteurs dans environ 80 municipalités, financé par des redevances municipales sur l'eau.
46
Agriculteurs inscrits (2003)
2,774 hectares
Superficie forestière protégée (pilote) (2003)
158,000 USD
Financement de l'expansion (biens en nature) (2011)
8,000
Agriculteurs inscrits (2019)
350,000 hectares
Superficie forestière protégée (2019)
~24,000
Agriculteurs inscrits (échelle nationale) (2023)
~600,000 hectares
Superficie forestière protégée (échelle nationale) (2023)
~80
Municipalités participantes (2023)
23
Nouvelles aires protégées créées (2023)
~3.4 million hectares
Superficie protégée totale (2023)
1.5 million
Population desservie (bassin du Río Grande)
Détails
Maturité
Scaling
Promoteur
Fundación Natura Bolivia
Période
2003-present
Mots-clés
watershed protection, in-kind PES, cloud forest conservation, water funds, municipal co-financing
Contexte
Depuis 2003, le programme du bassin versant de Los Negros, en Bolivie, utilise des accords réciproques sur l'eau (ARA) pour compenser les agriculteurs en amont — avec des ruches, des plants d'arbres fruitiers et des formations plutôt qu'en espèces — pour la protection de la forêt de nuages qui alimente l'irrigation et l'approvisionnement en eau municipal en aval. Mené par la Fundación Natura Bolivia, ce modèle a été conçu pour contourner la faible documentation foncière qui rendait difficiles l'achat conventionnel de terres ou les contrats formels de PSE. Il est depuis passé d'un projet pilote dans un seul village à un modèle reproduit dans environ 80 municipalités boliviennes.
Objectifs
Protéger les forêts de nuages en amont afin de sécuriser l'approvisionnement en eau en aval pour l'irrigation et l'usage municipal, tout en composant avec une documentation foncière insuffisante qui limite les contrats de conservation formels fondés sur le foncier.
Activités
Compensation en nature pour les agriculteurs en amont (ruches, plants d'arbres fruitiers, formation) ; création de fonds municipaux pour l'eau cofinancés par les redevances des usagers de l'eau (~1 boliviano/mois) et les recettes fiscales municipales ; création d'aires protégées ; collecte continue des redevances sur l'eau.
Résultats
Le programme est passé de 46 agriculteurs protégeant 2 774 hectares en 2003 à environ 24 000 agriculteurs protégeant environ 600 000 hectares dans environ 80 municipalités en 2023, avec 23 nouvelles aires protégées (environ 3,4 millions d'hectares) créées dans 20 municipalités et environ 1,5 million de personnes desservies dans le bassin du Río Grande.
Conclusions
Le financement est progressivement passé d'un capital d'amorçage de bailleurs/ONG à des sources nationales (redevances, budgets municipaux), ce qui suggère une voie vers la durabilité, mais les chiffres rapportés sont des résultats autodéclarés du programme (participants, superficie sous contrat) plutôt que des résultats environnementaux mesurés de manière indépendante, et aucune évaluation contrefactuelle rigoureuse des impacts sur la déforestation ou l'approvisionnement en eau n'a été publiée.
Mise en œuvre
Coût indicatif
Medium (€50k–€500k) — In-kind incentives (beehives, seedlings, training) plus water-fund seed capital; 2011 expansion funded with $158,000 in goods; ongoing costs increasingly covered by water-user tariffs (~1 boliviano/month) and municipal tax allocations rather than large donor grants.
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 years) — Piloted in 2003 with 46 farmers; incremental expansion through 2011 and 2019; reported at near-national scale (~24,000 farmers, ~80 municipalities) by 2023 — over two decades of continuous operation.
Personnel et compétences
Fundación Natura Bolivia programme staff, Municipal water utility partners, Local farmer associations coordinating in-kind exchanges
Conditions de réussite
Existing trust between the NGO and upstream farming communities
Municipal water utilities willing to co-finance water funds via tariffs
Weak land-tenure documentation worked around via reciprocal (non-cash) agreements rather than formal land titling
Modes d’échec courants
Continued dependence on donor funding for new water funds