Depuis le décret sur l'innovation, San Marino Innovation — l'institut public pour l'innovation — certifie des entreprises comme « de haute technologie », leur offrant une trajectoire fiscale sur 12 ans : exonération totale d'impôt sur le revenu pendant 3 ans, puis 4 % pendant 4 ans, puis 8 % pendant 5 ans, ainsi qu'une exonération de la taxe de licence d'exploitation pour les deux premiers niveaux.
Le nombre d'entreprises certifiées est passé de 89 (fin 2022) à 105 (fin 2023, +18 %) puis à 109 (fin 2024) ; l'emploi est passé de 215 à 272 puis à 309 salariés. En 2024, la composition était de 73 start-up de niveau I, 27 de niveau II et 9 en phase de Scale-Up.
Les données officielles elles-mêmes montrent des limites : en 2024, sur 49 candidatures évaluées, 21 (43 %) ont été rejetées pour non-respect des critères d'innovation ou fragilité du plan d'affaires ; en 2023, 14 entreprises certifiées ont quitté le régime (4 par révocation pour non-conformité, les autres par retrait volontaire). La composition reste fortement étrangère — 96 entrepreneurs étrangers contre seulement 12 locaux en 2024 — et l'entrepreneuriat féminin, bien qu'en hausse, ne représentait que 12 % (contre 7 % en 2021).
Pour un micro-État d'environ 34 000 habitants, l'échelle absolue reste modeste, mais la combinaison de données annuelles publiées et cohérentes — provenant à la fois de l'institut certificateur et d'un reportage indépendant de la radio-télévision publique — rend ce cas particulièrement transparent et vérifiable, contrairement à de nombreux régimes fiscaux pour start-up gérés de façon plus opaque ailleurs.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.