Fonds fiduciaire BACoMaB — Dotation pour la biodiversité côtière et marine du Banc d'Arguin (Mauritanie)
Mauritanie
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Le projet minier de fer de Simandou, mené par Rio Tinto, étudie les populations de chimpanzés dans la forêt de Pic de Fon, en Guinée, depuis 2007, afin de bâtir une compensation de biodiversité conforme à la Norme de performance 6 de l'IFC, mais des chercheurs et journalistes indépendants doutent qu'elle puisse réussir en l'absence de toute politique nationale de compensation.
Depuis 2007, Rio Tinto Simfer — une coentreprise réunissant Rio Tinto, Chalco Iron Ore Holdings et la République de Guinée — étudie les populations de chimpanzés d'Afrique de l'Ouest dans la forêt classée du Pic de Fon, d'environ 25 000 hectares, qui fait partie de la chaîne du Simandou, dans le sud-est de la Guinée, afin d'élaborer une stratégie de compensation de la biodiversité conforme à la hiérarchie d'atténuation de la Norme de performance 6 de l'IFC (éviter, minimiser, restaurer, compenser) et à son objectif d'un « impact positif net » pour les espèces d'habitats critiques.
Les relevés ont recensé entre environ 36 et 75 chimpanzés directement dans la zone touchée, et plus de 700 sur l'ensemble de la chaîne du Simandou, ainsi que 2 750 nids de chimpanzés le long du corridor ferroviaire prévu. La mine et sa ligne ferroviaire associée de 670 km devraient détruire de façon permanente environ 50 km² d'habitat de chimpanzés, dont 12 km² à l'intérieur même du Pic de Fon. Un groupe de travail sur les compensations de Simandou, réunissant Simfer, le ministère guinéen de l'Environnement et l'ONG Guinée Écologie, a été chargé d'identifier des sites de compensation, mais au milieu des années 2020, ceux-ci restaient en cours d'évaluation de faisabilité plutôt que sécurisés ou activement gérés.
Une étude évaluée par des pairs publiée dans PLOS ONE en 2014 a désigné Simandou comme un cas d'école illustrant pourquoi la compensation volontaire de la biodiversité, menée projet par projet, a peu de chances de tenir ses promesses en l'absence d'un cadre national de compensation, d'une comptabilisation des impacts cumulés ou d'un financement garanti à long terme — la Guinée, comme d'autres États de l'aire de répartition en Afrique de l'Ouest et centrale, ne dispose d'aucune politique exigeant ou encadrant les compensations. Des enquêtes journalistiques indépendantes menées en 2024 et 2025 ont rapporté que des primatologues et des voix de la société civile guinéenne s'interrogent sur la possibilité de réussir une compensation lorsque l'exploitation minière a lieu à l'intérieur même d'une forêt classée, et décrivent une mise en œuvre sur le terrain difficile à vérifier. Cette pratique est incluse ici comme un cas honnête et prudent : elle démontre un suivi rigoureux de la biodiversité de référence, mais aucun résultat net positif confirmé de manière indépendante.
Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.
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