Strength at Home (SAH) est une intervention cognitivo-comportementale manualisée, tenant compte du trauma, élaborée par Casey Taft et ses collègues (VA Boston / Université de Boston) pour les vétérans et militaires masculins auteurs de violences conjugales (VPI). Elle cible les déficits de traitement de l'information sociale, la colère, les symptômes liés au SSPT et les comportements de contrôle. Elle existe en groupe d'hommes de 12 semaines (SAH-M) et en format couple (SAH-C), conçu pour la prévention des violences dans les couples militaires.
Preuves : dans un essai contrôlé randomisé mené dans deux hôpitaux de la VA (135 vétérans/militaires et 111 partenaires ; Taft et al., Journal of Clinical Psychiatry, 2016), SAH-M a entraîné des réductions significativement plus fortes que le traitement habituel renforcé pour les violences physiques (β=-0,135, P=0,029), psychologiques (β=-0,304, P=0,026) et les comportements de contrôle (β=-0,072, P=0,010) à 3 et 6 mois. Un essai hybride efficacité-mise en œuvre de SAH-C sur une base militaire (138 couples ; Creech et al., Journal of Consulting and Clinical Psychology, 2024) a montré de plus fortes réductions des violences physiques, physiques graves, sexuelles, psychologiques et du contrôle coercitif, ainsi que de la suicidalité, par rapport à une prévention de soutien.
Réserves : les résultats déclarés par les partenaires sont moins robustes que ceux des militaires ; les suivis sont courts (mois) ; les essais sont américains, dans un seul système et auprès de vétérans/militaires, donc la transférabilité aux services civils ou hors États-Unis n'est pas testée ; aucune donnée de coût n'a été trouvée. C'est l'une des rares interventions pour auteurs appuyées par des essais randomisés, ce qui en fait une référence utile.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.