Le « Mayo Feminista » chilien de 2018 — des occupations universitaires massives exigeant la responsabilisation institutionnelle en matière de violence sexuelle — a engendré des années de pression parlementaire qui ont abouti à la loi 21.369, promulguée le 30 août 2021.
La loi oblige tous les établissements d'enseignement supérieur (universités, instituts professionnels et centres de formation technique, publics et privés) à adopter un Protocole de genre comprenant : un modèle de prévention du harcèlement sexuel ; des procédures d'instruction respectant le principe du contradictoire ; un régime de sanctions gradué ; des voies d'accompagnement et de réparation des victimes ; et l'intégration curriculaire de l'égalité de genre. La Superintendance de l'enseignement supérieur (SES) est chargée du contrôle et de l'exécution, couvrant plus de 200 établissements.
Le rapport de contrôle de la SES de novembre 2022 indique que 96,3 % des universités disposent de politiques complètes couvrant prévention et sanction, et que 100 % ont mis en place tous les éléments du Modèle de prévention.
Des chercheuses indépendantes (Red de Investigadoras, 2024) documentent un écart structurel entre conformité formelle et efficacité réelle — notamment dans l'appropriation culturelle, la profondeur de l'intégration curriculaire et l'efficience du traitement des plaintes. Aucune donnée systémique sur les taux de signalement ou les résultats des dossiers n'a encore été publiée.
Where this practice's information was retrieved from, and when.