En avril 2026, le Jogorku Kenesh (parlement de la République kirghize) a commencé à déployer e-Kenesh, une application qui fait passer le travail des commissions du papier aux tablettes déjà distribuées aux députés. La plateforme permet aux fonctionnaires et aux experts extérieurs de participer à distance aux discussions des commissions et, selon le président du parlement, devait permettre à toutes les commissions d'abandonner les documents papier quelques semaines après le lancement. L'application a été conçue par des programmeurs locaux en collaboration avec l'appareil parlementaire, sans prestataire étranger identifié.
La fonctionnalité phare d'e-Kenesh en matière d'IA est un module qui lit les projets de loi et génère automatiquement de courts résumés expliquant l'objet d'un texte, destiné à aider les députés à naviguer plus rapidement dans les documents. Les médias kirghizes ont rapporté séparément que le personnel parlementaire développe un outil connexe, le « neuro-juriste » (neyroyurist), conçu pour vérifier si les projets de loi contredisent la législation existante, et que la chambre a commencé à utiliser des présentateurs virtuels générés par IA pour commenter la couverture vidéo de ses séances. La plateforme vise aussi à accroître la transparence en facilitant le suivi de quel député a proposé ou voté quel amendement.
Il s'agit d'un déploiement très récent, mené par le gouvernement et rapporté principalement par des médias kirghizes locaux (economist.kg, 24.kg) et un service d'information régional ; aucun chiffre de précision, donnée d'usage ni évaluation indépendante des outils d'IA de résumé ou de détection des contradictions n'a encore été publié, et le système est explicitement décrit par des responsables parlementaires comme étant encore en cours d'ajustement — une limite que cette fiche signale explicitement.
Where this practice's information was retrieved from, and when.