En 2024, la Camera dei Deputati (Chambre des députés) italienne a lancé un « appel à intérêt pour la collecte de propositions d'utilisation de l'IA générative », invitant universités et centres de recherche à proposer des outils d'IA pour le travail parlementaire. Elle a reçu 28 propositions de 15 institutions et, le 25 juillet 2024, a sélectionné trois lauréats ; GENAI4LEX-B a remporté la catégorie « soutien à la rédaction des actes d'initiative parlementaire ».
GENAI4LEX-B est dirigé par la professeure Monica Palmirani du centre ALMA-AI de l'Université de Bologne, avec LUISS Guido Carli, les universités de Turin et de Vérone, l'Institut d'informatique juridique et des systèmes judiciaires du CNR (Cnr-Igsg), et les spin-offs Aptus.AI et Asimov AI. L'outil combine les ontologies juridiques EuroVoc et la norme de documents législatifs Akoma Ntoso/LegalDocML avec un moteur de logique déductive, dans le but d'aider les parlementaires et leurs équipes à localiser les sources réglementaires pertinentes, résumer les amendements en commission, et vérifier la cohérence des projets de loi avec le droit existant et la jurisprudence constitutionnelle.
D'après les informations les plus récentes disponibles, GENAI4LEX-B reste au stade pilote : aucune donnée de gain de temps, de précision ou d'utilisation n'a été publiée. Des responsables de la Chambre ont déclaré que « la composante humaine doit être préservée dans tous les processus opérationnels et décisionnels ». Un article évalué par les pairs dans la revue Parliamentary Affairs a par ailleurs soulevé des inquiétudes quant à la neutralité, la transparence et la légitimité de l'introduction de l'IA dans la procédure législative, ainsi qu'à son effet sur les dimensions informelles et non codifiées du travail parlementaire.
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