Fonds hydrique Rumiyacu–Mishquiyacu–Almendra — le PSE hydrique tarifaire pionnier d'EPS Moyobamba (Pérou)
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Depuis 2003, 28 comités de l'eau de la zone tampon de Pico Bonito, au Honduras (AJAASSPIB), ont racheté des terres dégradées, créant 9 zones protégées sur 5 453 acres afin de préserver l'eau potable de plus de 40 000 personnes, financées par des redevances obligatoires, lauréates du Prix Équateur du PNUD en 2012.
Dans la zone tampon sud du parc national Pico Bonito, au Honduras, l'organisation communautaire née après l'ouragan Mitch en 1998 est officiellement devenue l'AJAASSPIB (Association des comités de l'eau du secteur sud du parc national Pico Bonito) en 2006, réunissant à terme 28 communautés rurales réparties sur 14 micro-bassins versants. Plutôt que de dépendre d'une autorité environnementale lointaine, les communautés membres ont mis en commun leurs ressources — rachetant parfois par versements des terrains privés dégradés appartenant à des voisins — pour transformer des versants fragmentés et déboisés en neuf zones communautaires protégées légalement reconnues, totalisant 5 453 acres (environ 2 207 hectares, les sites individuels allant de 52 à 1 193 acres).
La conservation est financée directement par les usagers de l'eau eux-mêmes : les comités de l'eau locaux facturent des redevances obligatoires pour l'approvisionnement en eau potable de plus de 40 000 personnes, le non-paiement entraînant une amende puis, éventuellement, la coupure du service ; ces fonds financent la reforestation continue des versants dégradés, des patrouilles des bassins versants menées par les habitants contre l'exploitation forestière illégale, ainsi que l'entretien des canalisations de captage et des réservoirs. En partenariat avec l'ONG américaine EcoLogic Development Fund, le modèle de l'AJAASSPIB a remporté le Prix Équateur du PNUD en 2012, l'un des 25 lauréats distingués cette année-là parmi un ensemble mondial d'initiatives de développement durable menées par des communautés.
La principale limite du modèle tient à sa pérennité juridique plutôt qu'à sa performance écologique : selon le récit publié le plus récent, la légalisation officielle par le gouvernement hondurien des neuf zones communautaires protégées restait en attente, ce qui signifie que la protection à long terme du bassin versant repose encore davantage sur la cohésion communautaire continue et la perception des redevances que sur un titre juridique national sécurisé.
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