Amsterdam et Helsinki ont lancé, en septembre 2020, les premiers registres publics d'algorithmes au monde ; celui d'Amsterdam recense désormais une soixantaine de systèmes — verbalisation du stationnement, détection de locations illégales, l'assistant ChatAmsterdam — avec un canal de retour citoyen, intégré à un registre national néerlandais obligatoire, bien qu'une étude académique de 2021 ait conclu que le format manque encore de pouvoir contraignant.
~60
Algorithmes/systèmes d'IA recensés dans le registre d'Amsterdam (2026)
~24
Systèmes signalés comme 'à fort impact' (2026)
Détails
Maturité
Établie
Promoteur
City of Amsterdam (Gemeente Amsterdam), joint initiative with the City of Helsinki
Période
2020–2026
Région (NUTS)
NL32
Mots-clés
algorithmic transparency, AI governance, open government, public administration
Contexte
En septembre 2020, Amsterdam et Helsinki sont devenues les premières administrations municipales au monde à publier des registres ouverts d'algorithmes. Chaque entrée indique le service responsable du système, les données qu'il utilise, le rôle de la supervision humaine et la manière dont il a été évalué en matière de biais ou de risque, ainsi qu'un canal permettant aux habitants de donner leur avis sur un algorithme spécifique.
Activités
En 2026, le registre d'Amsterdam recense environ 60 algorithmes et systèmes d'IA, dont environ 24 sont signalés comme 'à fort impact', couvrant des usages tels que la détection automatisée des infractions de stationnement, la hiérarchisation des enquêtes sur les locations de vacances illégales, et l'assistant d'IA générative ChatAmsterdam. Le registre de la ville a été intégré au registre national obligatoire des algorithmes des Pays-Bas, algoritmes.overheid.nl, lui conférant une base légale allant au-delà du projet pilote volontaire initial.
Résultats
Le format Amsterdam-Helsinki a été cité à l'échelle internationale, notamment par l'observatoire des politiques d'IA de l'OCDE, comme un modèle adopté par d'autres villes.
Conclusions
Une analyse évaluée par des pairs publiée en 2021, intitulée 'Dutch Comfort: The Limits of AI Governance Through Municipal Registers', a conclu que, malgré la visibilité qu'offrent ces registres, ils ne comportent aucun mécanisme d'application indépendant ni d'audit de l'exactitude des entrées, et a fait valoir que la transparence à elle seule ne remplace pas une décision publique sur l'opportunité même de déployer un algorithme.
Mise en œuvre
Coût indicatif
Moyen (50 k€–500 k€)
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 ans)
Personnel et compétences
Responsible department named per registered algorithm (Amsterdam city departments)
Conditions de réussite
Each entry names the responsible department, data used, human-oversight role and bias/risk assessment
Citizen feedback channel attached to each algorithm entry
Statutory basis via the national mandatory register (algoritmes.overheid.nl) beyond the original voluntary pilot
Modes d’échec courants
No independent enforcement mechanism or audit of entry accuracy (Dutch Comfort, 2021)
Transparency alone does not substitute for a public decision on whether to deploy an algorithm
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