Bjarkarhlíð (« la pente de bouleaux ») a ouvert à Reykjavík en 2017, premier centre islandais de type « family justice center » pour les victimes adultes de violences, réunissant neuf organisations partenaires — la Ville de Reykjavík, la police de la capitale, le ministère de la Justice, le ministère du Bien-être, le foyer pour femmes (Kvennaathvarfið), Stígamót, Drekaslóð, le service de conseil aux femmes et le Bureau des droits humains d'Islande — dans un seul bâtiment municipal.
Les victimes de violences conjugales, de violences sexuelles et de traite des êtres humains peuvent, en une seule visite, rencontrer un agent de liaison policier, un conseiller juridique et un psychologue, sans avoir à répéter leur récit auprès de plusieurs services distincts. Le centre est gratuit et ouvert à tous les genres, même si les usagers sont majoritairement des femmes : environ 88 % des usagers sont des femmes, environ 90 % sont de nationalité islandaise et environ 60 % ont entre 18 et 40 ans.
En 2022, 978 personnes se sont présentées à Bjarkarhlíð pour un premier entretien, preuve d'une demande soutenue cinq ans après l'ouverture ; un rapport de situation de 2017 relevait déjà une fréquentation réelle (9 cas dès les premières semaines). La Ville de Reykjavík a commandé une évaluation externe des premières années du centre à l'institut RIKK de l'Université d'Islande (2020), et un mémoire de master en administration publique (2019) a examiné séparément son modèle de gouvernance.
Depuis 2020, le centre gère également un volet dédié à la traite des êtres humains, traitant chaque année des dizaines de cas suspects concernant des victimes originaires d'une douzaine de pays ou plus ; en 2026, le gouvernement islandais a signé un nouvel accord de financement de quatre ans pour poursuivre et élargir ce travail — signe de pérennité institutionnelle au-delà de la phase pilote initiale.
Limites : aucune évaluation randomisée ou avec groupe témoin des effets sur la sécurité ou le bien-être des victimes n'a été publiée ; l'évaluation du RIKK et le mémoire de master portent sur le processus et la gouvernance, non sur l'efficacité causale, et le centre ne suit pas d'indicateurs tels que les taux de poursuites ou de revictimisation.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.