DIGIWHIST («Digital Whistleblower») était un projet Horizon 2020 de l'UE dirigé par l'Université de Cambridge avec l'ERCAS (Hertie School), le Government Transparency Institute, Datlab, l'Open Knowledge Foundation Deutschland et Transcrime. En janvier 2018, il a lancé Opentender.eu, qui, selon la Hertie School, couvrait 35 juridictions européennes (les 28 États membres, la Norvège, l'Islande, la Suisse, la Serbie, la Géorgie, l'Arménie et la Commission européenne) et 17,5 millions de marchés publics; une synthèse d'impact de Cambridge de 2021 mentionne plus de 19 millions de contrats.
La plateforme applique des indicateurs de risque de corruption fondés sur les données (par exemple les marchés à soumissionnaire unique et les modifications de contrat après attribution) aux données administratives de la commande publique, afin que les administrations, journalistes et la société civile puissent comparer acheteurs, fournisseurs et secteurs. La méthode relève du scoring statistique de risque sur données ouvertes, et non de l'apprentissage automatique au sens strict.
Preuves : Cambridge indique qu'un score composite d'alertes a été validé par des tests micro-économiques sur 2,8 millions de contrats dans 28 pays européens (2009-14); la Cour des comptes européenne a recommandé à la Commission d'adopter l'approche; la Banque mondiale la promeut dans ses prêts et son assistance technique (par ex. au Mexique) et l'OCDE utilise les indicateurs; Cambridge cite plus de 1 000 utilisateurs hebdomadaires.
Limites : les alertes indiquent où regarder, pas une preuve de corruption; la qualité dépend de la publication nationale; les sources ne font état d'aucune baisse mesurée de la corruption, et la couverture et la maintenance actuelles après la subvention n'ont pas été vérifiées.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.