GEWEL Zambie — Programme pour l'Éducation des Filles, l'Autonomisation des Femmes et les Moyens de Subsistance
Zambie
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Projet d'ONU Femmes et de l'OIM (2013–2016) au Tadjikistan : formation de 3 000 épouses abandonnées de migrants, création de 387 groupes d'entraide et 30 initiatives économiques, et reconnaissance légale (décret 448/2015) des familles de migrants abandonnées.
Environ 1,5 million de citoyens tadjiks, majoritairement des hommes, travaillent à l'étranger chaque année, et des centaines de milliers d'épouses « laissées pour compte » sont confrontées à un abandon informel ou à un divorce, à une perte de revenus et de protection sociale, restant souvent dépendantes de la famille élargie de leur mari pour se loger, selon les coutumes locales. Le programme s'est déroulé dans la vallée de Rasht (y compris le district de Jirgatol) et la région de Khatlon entre 2013/2014 et 2016.
Fournir aux épouses abandonnées de migrants du travail des compétences en moyens de subsistance, un soutien aux microentreprises, une aide juridique et des services psychosociaux, et obtenir la reconnaissance formelle par l'État de leur vulnérabilité.
ONU Femmes et l'OIM, financées par le ministère norvégien des Affaires étrangères, ont fourni une formation aux moyens de subsistance, un soutien aux microentreprises, une aide juridique et des services psychosociaux par le biais de groupes d'entraide de femmes à base communautaire, en collaboration avec les ONG locales Fidokor (développement des entreprises) et Surkhob (soutien juridique). Cela a notamment permis la création de la coopérative laitière « Asamat » dans la vallée de Rasht.
À la fin du projet, 387 groupes d'entraide et 30 initiatives économiques conjointes avaient été créés, une formation aux moyens de subsistance avait été dispensée à 3 000 épouses abandonnées, et une aide juridique gratuite avait été fournie à près de 4 500 femmes. Le décret gouvernemental tadjik n° 448 (2 juillet 2015) a formellement reconnu, pour la première fois, les épouses et enfants abandonnés de migrants du travail comme une catégorie socialement vulnérable ayant droit à des services de soutien de l'État.
Des commentaires indépendants de l'OSCE/BIDDH et de l'IWPR confirment l'ampleur et la persistance du problème sous-jacent, mais soulignent des lacunes non résolues : une application juridique faible contre les maris absents (seulement une centaine d'affaires poursuivies en justice en 2017), une proposition législative de 2013 pour une base de données de suivi des migrants qui a été rejetée par le gouvernement, et des normes culturelles persistantes laissant les femmes dépendantes de leur belle-famille. Aucune évaluation d'impact auditée de manière indépendante n'a été trouvée, et la portée de quelques milliers de femmes reste modeste par rapport à environ 230 000-300 000 foyers concernés à l'échelle nationale.
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