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Good practice

Grand Écosystème de Zakouma — Financement de la conservation basé sur la performance, gouvernement-ONG (Tchad)

Tchad · Zakouma · Voir le profil de Tchad

Depuis 2010, le gouvernement tchadien et African Parks cogèrent le Grand Écosystème de Zakouma (28 162 km²) ; le braconnage est passé d'environ 500 éléphants par an à environ deux, et la zone abrite désormais environ 1 200 girafes du Kordofan, près de la moitié de la population mondiale.

500 elephants/year
Nombre moyen d'éléphants braconnés par an (2002-2010)
2 elephants/year
Nombre moyen d'éléphants braconnés par an (after 2010)
454
Population d'éléphants (2010)
600
Population d'éléphants (2020)
1,200 individuals
Population de girafes du Kordofan
130 individuals
Population de lions
28,162 km²
Superficie du Grand écosystème de Zakouma
Grand Écosystème de Zakouma — Financement de la conservation basé sur la performance, gouvernement-ONG (Tchad)

Détails

Maturité
Established
Promoteur
African Parks / Government of Chad / Wildlife Conservation Network (Lion Recovery Fund, Elephant Crisis Fund) / European Union / Annenberg Foundation / Fondation Segré / Silent Foundation
Période
2010-present
Mots-clés
protected-area co-management, anti-poaching, wildlife population recovery, results-based conservation finance, tourism reinvestment

Contexte

En 2010, le gouvernement du Tchad a conclu un partenariat de cogestion à long terme avec l'ONG African Parks pour inverser l'effondrement de la faune du parc national de Zakouma : le braconnage industriel de l'ivoire avait fait chuter la population d'éléphants du parc d'environ 22 000 individus dans les années 1970 à seulement 454 en 2010, les braconniers tuant en moyenne 500 éléphants par an entre 2002 et 2010. En 2017, le gouvernement a étendu cet accord au parc national voisin de Siniaka-Minia et à la réserve de faune de Bahr Salamat, créant le Grand écosystème de Zakouma, un complexe contigu d'environ 28 162 km².

Objectifs

Le partenariat vise à faire reculer le braconnage et à restaurer les populations de faune sauvage — notamment les éléphants, les girafes du Kordofan et les lions — grâce à la cogestion du complexe de parcs.

Activités

African Parks gère les opérations anti-braconnage et l'exploitation du parc dans le cadre de l'accord de cogestion, financé par un ensemble de sources philanthropiques et bilatérales — dont la Fondation Annenberg, l'Union européenne, la Fondation Segré, la Silent Foundation, l'Elephant Crisis Fund et le Lion Recovery Fund du Wildlife Conservation Network, ainsi que le Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs du département d'État américain — auxquelles s'ajoutent les recettes touristiques réinvesties dans les opérations du parc et des programmes communautaires tels que la formation des enseignants.

Résultats

Le braconnage à Zakouma est tombé à une moyenne d'environ deux éléphants tués par an après 2010, et la population d'éléphants s'est redressée pour atteindre environ 600 individus en 2020, African Parks signalant une nouvelle hausse depuis. L'écosystème constitue également un bastion pour la girafe du Kordofan, avec une population locale estimée à environ 1 200 individus — soit environ la moitié de la population mondiale restante de cette sous-espèce selon African Parks — aux côtés d'une population de lions en voie de rétablissement, bien que toujours réduite, estimée à environ 130 animaux.

Conclusions

Cet arrangement est un modèle de cogestion cédée par l'État et de financement par des donateurs plutôt qu'un dispositif de paiement codifié à l'hectare, et il n'est pas totalement à l'abri du risque politique : le 6 octobre 2025, le gouvernement tchadien a mis fin unilatéralement à ses mandats de gestion avec African Parks, invoquant des préoccupations quant à l'efficacité de la lutte anti-braconnage et à la coopération, avant de revenir sur cette décision et de rétablir le partenariat 11 jours plus tard, le 17 octobre 2025. La population de lions n'a pas non plus connu le même redressement que les éléphants et les girafes malgré la reconstitution de la base de proies, ce qui montre que même des partenariats bien dotés en ressources ne profitent pas uniformément à toutes les espèces.

Mise en œuvre

Coût indicatif
High (€500k–€5M) — Funded through a mix of philanthropic and bilateral sources (Annenberg Foundation, EU, Fondation Segré, Silent Foundation, WCN's Elephant Crisis Fund and Lion Recovery Fund, US State Department INL) plus reinvested tourism revenue; no total budget figure was reported.
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 years) — Co-management began in 2010 and was expanded to the wider Greater Zakouma Ecosystem in 2017; documented wildlife recovery spans a 10-15 year horizon.
Personnel et compétences
African Parks management and anti-poaching staff, Government of Chad, Community programme staff (e.g. teacher training)

Conditions de réussite

  • Long-term (15-year) government-NGO co-management agreement
  • Diversified philanthropic, bilateral and tourism funding rather than a single revenue source
  • Community programmes (e.g. teacher training) and status as the region's largest employer building local buy-in

Modes d’échec courants

  • Political/governance risk: the Government of Chad unilaterally terminated the management mandate on 6 October 2025 before reversing course 11 days later
  • Uneven species recovery: the lion population has not recovered as strongly as elephants or giraffe despite prey-base recovery

Où cela s’applique

Type de gouvernance
government-NGO co-management
Échelle
large landscape (28,162 km²)
Niveau de revenu
low income

Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

Pièces jointes

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