HEVPA (Centros de Reeducación para Hombres que Ejercen Violencia de Pareja o Ex Pareja) était un réseau de centres gérés par l'État, parfois en cogestion, proposant un accompagnement psychosocio-éducatif collectif et individuel aux hommes ayant exercé des violences envers une partenaire ou ex-partenaire intime, opéré par le SernamEG (Service national de la femme et de l'équité de genre). La conception du programme a été commandée en 2008-2009, testée dans six villes en mars 2011, puis étendue à un centre par région (15 à 16 au total) à la fin des années 2010, certaines régions le mettant en œuvre via des accords avec des ONG ou des universités.
L'admission se faisait par l'intermédiaire des tribunaux familiaux, du ministère public, d'autres réseaux d'orientation, ou à la demande volontaire. Le modèle clinique comprenait une phase d'évaluation initiale, puis un premier module de 12 séances centré sur la violence physique et l'intimidation, et un second module d'environ 15 séances centré sur les violences psychologiques, économiques et l'isolement.
Les données nationales citées par le service de recherche de la Bibliothèque du Congrès chilien (BCN) et le journal Emol montrent que, sur les quelque 2 300 à 2 400 hommes entrant chaque année entre 2018 et 2022, moins de 10 % achevaient le programme (200 sur 2 379 en 2022), avec un taux d'abandon de 43 % cette année-là. Une évaluation gouvernementale officielle (DIPRES) a par ailleurs constaté une infrastructure de données déficiente et l'absence de toute évaluation d'impact ou de récidive menée à terme sur toute la durée du programme. Invoquant le coût élevé (environ 1,07 milliard de pesos chiliens en 2023), la forte attrition et l'absence d'impact démontré, le gouvernement chilien a mis fin à HEVPA au niveau national à partir de 2024, réorientant les fonds vers un nouveau programme axé sur la prévention.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.