Le service royal des douanes de Malaisie (Jabatan Kastam Diraja Malaysia, JKDM) a déployé 134 scanners modernes à haute capacité, équipés de reconnaissance d'image par IA, aux postes-frontières et points d'entrée, capables selon le service d'identifier les marchandises scannées en 20 à 30 secondes. Le JKDM a associé ce dispositif à une initiative de détection comportementale de « programmation neurolinguistique », impliquant 65 agents formés pour repérer les voyageurs suspects aux côtés des scanners.
Le JKDM indique que les saisies de marchandises de contrebande et de fraude douanière ont atteint 1,88 milliard RM sur 7 097 dossiers en 2025, soit une hausse de 15,33 % (250,71 millions RM) par rapport à 1,63 milliard RM sur 7 215 dossiers en 2024. Les cigarettes (2 472 dossiers, 497,27 millions RM) et les drogues (734 dossiers, 490,75 millions RM) constituaient les principales catégories. Par ailleurs, des scanners équipés d'IA à l'aéroport international de Kuala Lumpur ont intercepté en juin 2026 une cargaison de 52,92 millions RM de puces de serveurs IA mal déclarées.
Ces chiffres et l'efficacité des scanners sont auto-déclarés par le JKDM via les médias d'État (Bernama) et n'ont pas fait l'objet d'un audit indépendant ; l'affirmation du service selon laquelle les scanners identifient les marchandises avec une « précision de 100 % » doit être considérée comme une déclaration du service, et non comme une mesure vérifiée, et la hausse des saisies ne peut être attribuée aux seuls scanners IA, car elle coïncide avec des opérations d'application plus larges.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.