Nyandungu Urban Wetland Eco-Park — Restauration d'une Zone Humide Financée par l'État
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Des habitants de Harare, mobilisés depuis 2001, ont transformé une zone humide menacée en premier site Ramsar urbain du Zimbabwe (2013) et obtenu en 2021 une décision de justice contre un projet immobilier ; une tentative en 2026 montre que cette protection reste contestée.
Des habitants du quartier de Monavale, à Harare, ont formé en 2001 le Monavale Residents' Environmental Action Group pour défendre une zone humide menacée par l'avancée de la construction. Le groupe s'est formalisé en 2005 sous le nom de Conservation Society of Monavale (COSMO) Trust, qui mène depuis 2009 des travaux de restauration -- élimination des plantes envahissantes et surveillance des menaces -- grâce à une subvention de l'UNESCO et en partenariat avec BirdLife Zimbabwe, l'Agence de gestion environnementale du Zimbabwe et le conseil municipal de Harare.
Le 3 mai 2013, le site a été désigné site Ramsar n°2107, la première zone humide urbaine d'importance internationale du Zimbabwe. Le Service d'information sur les sites Ramsar recense un cœur de zone humide de 34 hectares au sein d'un site désigné plus vaste dont la superficie totale varie selon les sources (507 à 594 hectares) ; la zone humide se trouve dans le bassin du Manyame, qui alimente une grande partie de l'eau de Harare, et abrite des espèces telles que la loutre à joues blanches, quasi menacée.
Le statut Ramsar n'a pas mis fin à la pression immobilière. En 2015, un promoteur a obtenu un certificat d'étude d'impact environnemental pour 121 maisons groupées sur le site. La Cour suprême du Zimbabwe, dans une décision confirmée le 21 décembre 2021, a bloqué la construction, jugeant le processus d'étude d'impact défaillant et appliquant un principe de précaution contre la perte irréversible de la zone humide. Mongabay a rapporté en octobre 2024 qu'au cours d'environ une décennie de restauration, le nombre d'espèces végétales recensées était passé de 116 à environ 250 et que plus de 266 espèces d'oiseaux avaient été documentées depuis le début des comptages formels en 2005 ; en aval, le lac Chivero de Harare aurait perdu 20 à 30 % de sa capacité en raison de l'envasement, et les puits des habitants doivent désormais dépasser 40 mètres pour atteindre l'eau.
La pression s'est poursuivie : des rapports de mai 2026 décrivent des terrains défrichés pour un projet immobilier destiné, selon ces informations, à des parlementaires, projet arrêté seulement après une manifestation publique 'Save Our Vlei'. Les autorités zimbabwéennes ont elles-mêmes reconnu ne pas avoir les moyens de gérer les zones humides de la ville, laissant la protection quotidienne largement dépendante du travail bénévole du COSMO Trust -- ce qui en fait un cas juridiquement bien protégé mais, dans les faits, toujours contesté, plutôt qu'une réussite pleinement aboutie.
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