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Programme ontarien d'intervention auprès des auteurs de violence conjugale (PAR)

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L'Ontario finance 63 programmes obligatoires Partner Assault Response dans les 54 juridictions - 12 semaines de counseling pour auteurs de violence domestique. Une étude de 2006 sur 1 000 délinquants appariés a trouvé moins de récidive conjugale, mais aucune baisse globale.

Programme ontarien d'intervention auprès des auteurs de violence conjugale (PAR)

Détails

Promoteur
Ontario Ministry of the Attorney General
Période
2000–present
Mots-clés
gender-based violence, domestic violence, criminal justice, perpetrator intervention

Description

Le Partner Assault Response (PAR) de l'Ontario est un programme obligatoire de counseling de groupe, d'une durée de 12 semaines, destiné aux personnes condamnées pour des infractions liées à la violence domestique. Il est mis en œuvre par 63 organismes communautaires dans les 54 juridictions judiciaires provinciales et financé par la Division des victimes et des personnes vulnérables du ministère du Procureur général. Des groupes d'environ 15 à 25 participants travaillent neuf thèmes normalisés portant sur la responsabilisation, la communication et la violence.
Le programme fonctionne en lien avec les tribunaux spécialisés en violence familiale de l'Ontario (Domestic Violence Courts, DVC), créés au début des années 2000. Une étude du ministère fédéral de la Justice du Canada (Quann, 2006) a comparé 500 délinquants condamnés dans un DVC en 2001 à 500 délinquants condamnés pour violence domestique dans d'autres tribunaux ontariens, en suivant les récidives jusqu'à fin 2003. Les délinquants passés par un DVC étaient moins susceptibles d'être à nouveau condamnés spécifiquement pour une infraction conjugale ou violente, et récidivaient plus tôt lorsque c'était le cas — mais la conclusion même du rapport était explicite : « Les résultats... n'ont pas démontré l'influence d'un DVC sur la réduction du risque global de récidive. »
Des travaux universitaires ultérieurs — dont celui de Scott (2006) sur le changement d'attitudes dans 10 organismes PAR, et celui de Johnson et Fraser (2011), qui a mis en doute la capacité des tribunaux spécialisés à améliorer mesurablement la sécurité des femmes — ont continué d'explorer cette même question ouverte sur l'efficacité globale, alors même que le programme est resté financé sans interruption et présent dans toute la province depuis plus de vingt ans.
Cette pratique est retenue comme un programme de grande ampleur, rigoureusement étudié, dont l'évaluation commandée par les pouvoirs publics eux-mêmes a abouti à une conclusion mitigée, non uniformément positive — un élément qui doit tempérer les attentes plutôt qu'être lu comme un succès sans réserve.

Mise en œuvre

Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.

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Sources de données

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