Sinapses — le registre national obligatoire et la plateforme d'audit des risques du Brésil pour l'IA judiciaire
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Saisi par l'UNEF, le Conseil constitutionnel a jugé en 2020 que les établissements doivent publier, une fois la procédure achevée, les critères d'examen des candidatures Parcoursup et indiquer le recours éventuel à des algorithmes. Une question sénatoriale de 2023 signale des refus persistants.
Parcoursup est la plateforme nationale d'accès à l'enseignement supérieur. Selon la loi ORE de 2018, la commission d'examen des vœux de chaque formation classe les candidatures, et les établissements peuvent recourir à des outils algorithmiques locaux. Les candidats ne pouvaient demander, après la décision, que les modalités d'examen de leur propre dossier.
L'UNEF a contesté cette limite. Le 3 avril 2020, par la décision n° 2020-834 QPC (renvoyée par le Conseil d'État le 15 janvier 2020), le Conseil constitutionnel a validé l'accès réservé au candidat, sous une réserve d'interprétation. Une fois la procédure nationale de préinscription terminée, refuser à des tiers tout accès aux critères effectivement appliqués porterait une atteinte disproportionnée au droit d'accès aux documents administratifs (article 15 de la Déclaration de 1789). Les établissements doivent donc publier un rapport sur les critères utilisés, précisant si et comment des algorithmes l'ont été, dans le respect de la vie privée des candidats. Le Conseil a admis que le secret des délibérations des équipes pédagogiques est un objectif d'intérêt général, rappelé que le recours aux algorithmes est facultatif, qu'aucune décision ne peut reposer exclusivement sur eux, et exigé un examen humain.
À la même période, la Cour des comptes (27 février 2020, environ 200 pages et 15 recommandations) a critiqué le manque de transparence et des critères de classement parfois discutables et de plus en plus automatisés.
Les effets sont contrastés. La décision a fixé un standard juridique clair, transposable à d'autres algorithmes publics. Mais une question écrite au Sénat du 15 juin 2023 (n° 07314, caduque sans réponse) affirme que des universités refusent encore de communiquer leurs algorithmes locaux et que la CNIL et le Défenseur des droits recommandent leur publication. Aucune mesure indépendante du taux de conformité n'a été trouvée ; l'impact est donc évalué avec prudence.
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