Les centres de prise en charge des auteurs de violences conjugales (CPCA) — le réseau national français
France
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Un programme de groupe de 16 séances pour les hommes ayant exercé des violences envers leur partenaire, mis en œuvre par le département de la justice du canton de Zurich ; une évaluation par les pairs publiée en 2025 a constaté une baisse de la récidive de 22,55 % à 6,06 % sur deux ans.
« Partnerschaft ohne Gewalt » (Partenariat sans violence) est un programme structuré de 16 séances de groupe de 2,5 heures chacune, destiné aux hommes, majoritairement orientés par la justice, ayant exercé des violences envers une partenaire actuelle ou ancienne ; les hommes souffrant de troubles mentaux graves, ayant commis des infractions sexuelles ou présentant un risque aigu de récidive en sont exclus. Les séances, animées par des travailleurs sociaux formés, portent sur des techniques de maîtrise de soi et de « time-out », sur des déclencheurs tels que la consommation d'alcool et le stress, et se concluent par l'élaboration d'un plan d'urgence personnel pour les situations à haut risque. Les admissions annuelles étaient inférieures à 30 participants avant 2020, mais sont passées à plus de 170 après une modification du droit fédéral en 2020 permettant aux tribunaux d'ordonner le programme avant condamnation.
Kirschstein, Endrass, Rossegger, Graf et Gerth (2025, Journal of Interpersonal Violence) ont évalué le programme zurichois selon un dispositif quasi expérimental rétrospectif, comparant 66 hommes orientés vers l'intervention à 204 auteurs de violences conjugales enregistrés par la police mais n'ayant pas suivi le programme, en suivant toute nouvelle infraction de violence conjugale enregistrée par la police cantonale de Zurich sur une période fixe de deux ans. Le taux de récidive était de 6,06 % dans le groupe d'intervention contre 22,55 % dans le groupe de comparaison, un effet statistiquement significatif après ajustement des facteurs de confusion (rapport de risque de la régression de Cox de 0,21, p=0,003, IC à 95 % [0,07, 0,59]). Des médias suisses ayant couvert ce même programme ont cité un rapport coût-bénéfice estimé d'environ un franc investi pour six à sept francs économisés en coûts de récidive évités, pour un coût de formation par participant de quelques milliers de francs.
Le modèle a depuis été adopté, avec des variations locales, par les cantons voisins de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Berne, démontrant une transférabilité au sein du pays au-delà de son origine zurichoise ; les auteurs eux-mêmes qualifient ces résultats de préliminaires, compte tenu du dispositif rétrospectif limité à un seul canton.
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France
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Canada
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Autriche
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