Programme agri-environnemental autrichien (ÖPUL) 2015–2027
Autriche
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Depuis 2017, le Québec exige que les promoteurs qui détruisent des milieux humides versent une compensation financière à un fonds provincial. Une analyse juridique indépendante a établi que le fonds avait accumulé environ 173 millions de dollars canadiens en 2022, mais que moins de 1 % avait été dépensé en restauration alors que 98 % des demandes de destruction avaient été approuvées.
Depuis 2017, la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques du Québec applique une hiérarchie légale 'éviter, minimiser, compenser' : les promoteurs qui ne peuvent éviter de détruire un milieu humide ou un cours d'eau doivent verser une compensation financière au Fonds de protection de l'environnement et du domaine hydrique de l'État, administré par le ministère de l'Environnement du Québec.
Atteindre une absence de perte nette de la fonction des milieux humides en exigeant une compensation financière pour les milieux humides détruits, finançant des projets de restauration ou de création.
Les taux de compensation sont indexés annuellement (le plus récemment en janvier 2025) en vertu du Règlement sur la compensation pour les atteintes aux milieux humides et hydriques (Q-2, r.9.1). Le gouvernement du Québec a révisé le règlement de compensation en 2024 pour rééquilibrer la répartition des fonds entre les régions, et en 2025 a annoncé un versement de plus de 25 millions de CA$ à la Ville de Québec pour la restauration et la création de milieux humides.
Une analyse juridique critique de 2022 publiée sur CanLII a constaté que la compensation financière est devenue la réponse par défaut à la plupart des demandes de permis plutôt qu'un dernier recours, avec environ 98 % des demandes de destruction/perturbation approuvées depuis l'adoption de la loi. Un reportage d'enquête (La Presse, The Rover) a révélé que le fonds avait accumulé près de 173 millions de CA$, dont bien moins de 1 % avait été versé pour des projets de restauration ou de création de milieux humides, laissant la plupart des milieux humides détruits sans remplacement équivalent.
Des chercheurs indépendants continuent de s'interroger sur la capacité d'un régime de compensation financière avec une utilisation aussi faible et lente des fonds à réaliser une véritable absence de perte nette de la fonction des milieux humides ; les changements de 2024/2025 constituent une réponse partielle à l'écart de déboursement.
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