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Réserve écosystémique de Redonda — Éradication des rats et des chèvres (Antigua-et-Barbuda)

Antigua-et-Barbuda · Redonda · Voir le profil de Antigua-et-Barbuda

L'éradication des chèvres et des rats (2016-2018) sur l'îlot aride de Redonda a entraîné, selon une étude évaluée par des pairs, une multiplication par plus de six de la densité d'un lézard endémique et une hausse de plus de 2 000 % de la biomasse végétale, poussant Antigua-et-Barbuda à créer, en 2023, une réserve terrestre et marine de 30 000 hectares.

60 goats
Chèvres sauvages retirées (Nov 2016–Apr 2017)
112–147 individuals/ha
Densité du lézard terrestre de Redonda (référence 2012) (2012)
935,3 individuals/ha
Densité du lézard terrestre de Redonda (2019) (2019)
~13-fold
Augmentation de la population du dragon terrestre de Redonda (anolis) (since 2017)
>5-fold
Augmentation de l'abondance des invertébrés
>2,000 %
Augmentation de la biomasse végétale
17 species
Richesse en espèces végétales (avant)
~90 species
Richesse en espèces végétales (après)
15 species
Espèces d'oiseaux terrestres ayant recolonisé
30000 hectares
Superficie de la Réserve écosystémique de Redonda (designated 18 August 2023)
~180 km²
Superficie du récif corallien au sein de la réserve (designated 18 August 2023)
Réserve écosystémique de Redonda — Éradication des rats et des chèvres (Antigua-et-Barbuda)

Détails

Maturité
Established
Promoteur
Environmental Awareness Group (EAG) / Fauna & Flora International / Government of Antigua and Barbuda
Période
2016-present
Mots-clés
island restoration, invasive species eradication, marine protected area, endemic reptiles

Contexte

Redonda est un petit îlot volcanique inhabité (~150 hectares) appartenant à Antigua-et-Barbuda. Des chèvres y ont été introduites durant l'ère de l'exploitation minière du phosphate au XIXe siècle, puis des rats noirs s'y sont établis, dépouillant la végétation jusqu'à ce que l'île soit réduite à la roche nue, un « paysage lunaire ». Cette pression des espèces envahissantes menaçait des reptiles endémiques, dont le lézard terrestre de Redonda et le dragon terrestre de Redonda (anolis).

Objectifs

Le programme visait à éliminer les chèvres et les rats envahissants de Redonda afin d'enrayer la perte de végétation et de permettre à l'écosystème de l'îlot, y compris ses espèces de reptiles endémiques, de se rétablir.

Activités

Entre novembre 2016 et avril 2017, l'Environmental Awareness Group (EAG), Fauna & Flora International, l'entreprise technique néo-zélandaise Wildlife Management International, le gouvernement d'Antigua-et-Barbuda, ainsi que des bailleurs de fonds dont Re:wild, la Darwin Initiative, l'USAID et la National Fish and Wildlife Foundation ont retiré environ 60 chèvres sauvages. L'éradication des rats à l'aide d'appâts au brodifacoum s'est déroulée de février à avril 2017, et l'île a été déclarée exempte de rats en juillet 2018.

Résultats

Une étude évaluée par des pairs publiée dans Integrative Zoology (2021) a documenté une hausse de la densité du lézard terrestre de Redonda, passant d'environ 112–147 individus par hectare en 2012 à 935.3 individus par hectare en 2019, tandis que le dragon terrestre de Redonda endémique a augmenté d'environ 13 fois depuis 2017 et les invertébrés ont plus que quintuplé. La biomasse végétale a augmenté de plus de 2 000 %, et la richesse en espèces végétales est passée de 17 à environ 90 espèces ; quinze espèces d'oiseaux terrestres ont recolonisé l'île. Le 18 août 2023, Antigua-et-Barbuda a désigné la Réserve écosystémique de Redonda, environ 30 000 hectares de terre et de mer incluant un récif corallien d'environ 180 kilomètres carrés, la plus grande aire marine protégée des Caraïbes orientales.

Conclusions

Aucun chiffre sur le coût du programme n'a été publié, le rétablissement des crabes de terre n'a été rapporté que de manière qualitative sans pourcentage, et le financement à long terme pour le suivi continu n'est pas entièrement assuré. L'étude évaluée par des pairs elle-même signale un possible biais météorologique et d'observateur dans ses méthodes de recensement visuel, de sorte que les résultats doivent être lus comme un registre de suivi écologique solide mais imparfait.

Mise en œuvre

Coût indicatif
Medium (€50k–€500k)
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 years)
Personnel et compétences
Environmental Awareness Group (EAG) — lead local NGO delivery team, Fauna & Flora International — international conservation partner, Wildlife Management International (New Zealand) — specialist technical contractor for the eradication operation, Government of Antigua and Barbuda — designating authority and government partner

Conditions de réussite

  • Small, uninhabited islet (~150 ha) reducing reinvasion risk and eradication complexity
  • Coordinated multi-partner delivery combining a local NGO, an international conservation organisation and a specialist eradication contractor
  • Diversified international funding base (Re:wild, Darwin Initiative, USAID, National Fish and Wildlife Foundation)
  • Post-eradication peer-reviewed ecological monitoring to document recovery and support the case for reserve designation
  • Government follow-through with formal legal designation of a large protected reserve

Modes d’échec courants

  • Long-term funding for continued monitoring is not fully secured
  • Visual-census monitoring methods are flagged by the peer-reviewed study itself as subject to possible weather and observer bias
  • Land crab population recovery was only reported qualitatively, without quantified data

Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

Pièces jointes

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