‘Mückenatlas’: A citizen science project for mosquito surveillance in Germany
Allemagne
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La France dispose d'un système national de surveillance renforcée de la dengue, du chikungunya et du Zika, actif chaque année de mai à novembre dans les départements où le moustique invasif Aedes albopictus est implanté. L'aire de répartition d'Aedes albopictus en Europe s'étendant avec le changement climatique, il était présent dans 67 des 96 départements de France métropolitaine en 2022, et la France enregistre le plus grand nombre de cas autochtones (transmission locale) de dengue parmi les pays de l'UE.
Le système vise à détecter le plus tôt possible les cas importés et autochtones et à déclencher des réponses de santé publique pour limiter la transmission, par la sensibilisation des professionnels de santé et du public, un dépistage et un signalement systématiques, des investigations entomologiques et la lutte anti-vectorielle.
La dengue est une maladie à déclaration obligatoire en France depuis 2006. Les cliniciens et les laboratoires signalent les cas aux Agences Régionales de Santé, qui transmettent les données à Santé publique France ; les bases de données de diagnostic des laboratoires sont examinées quotidiennement pour repérer les cas non signalés. Chaque cas autochtone déclenche une investigation épidémiologique, des enquêtes en porte-à-porte pouvant couvrir jusqu'à 1 000 foyers dans un rayon de 150 à 250 m, et une lutte entomologique (destruction des gîtes larvaires et traitements larvicides/adulticides ciblés dans un rayon de 150 à 200 m autour des lieux fréquentés par le cas).
Entre 2010 et 2021, la France a enregistré 48 cas de dengue à transmission locale répartis sur 19 événements de transmission distincts ; au cours de la seule saison 2022, 65 cas à transmission locale ont été enregistrés, un record, incluant le plus grand épisode de transmission de dengue jamais documenté en Europe (34 cas à Saint-Jeannet et Gattières). Une évaluation nationale des coûts liés aux espèces invasives (base de données InvaCost) attribue 36 % de l'ensemble des coûts liés aux espèces invasives en France, soit au moins 410 millions d'euros entre 1993 et 2018, aux moustiques Aedes, dont 79 % de dommages sanitaires et 13 % de dépenses de lutte anti-vectorielle. Il n'existe pas d'estimation quantitative des cas ou des décès évités grâce au système de surveillance lui-même.
Les évaluations citées décrivent le système comme suffisamment sensible pour détecter la transmission autochtone et suffisamment efficace pour en limiter la propagation, bien qu'un long délai de signalement des cas importés ait été identifié comme un facteur majeur de transmission ultérieure. Les enquêtes en porte-à-porte sont décrites comme bien accueillies par les habitants, et le ciblage des campagnes de sensibilisation à l'échelle de la communauté individuelle est présenté comme plus efficace que des campagnes menées à l'échelle régionale NUTS3.
Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.
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Across Europe, Heat Health Action Plans (HHAPs) play a critical role in coordinating the public health response during periods of …
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