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Avant les élections d'avril 2024, la Corée du Sud a interdit les deepfakes IA en campagne dans les 90 jours précédant le scrutin. La Commission électorale a recensé 129 infractions, appuyée par un modèle de détection IA, avec des peines allant jusqu'à 7 ans de prison.
Avant les élections législatives sud-coréennes d'avril 2024, les parlementaires ont modifié la loi électorale sur les fonctionnaires publics afin de criminaliser la production ou la diffusion de contenus deepfake générés par IA à des fins de campagne dans les 90 jours précédant le scrutin, avec des peines pouvant aller jusqu'à sept ans de prison ou des amendes de 10 à 50 millions de wons.
La Commission électorale nationale (NEC) et les agences partenaires visaient à détecter les deepfakes générés par IA susceptibles de fausser l'élection avant que les électeurs ne se rendent aux urnes, et à agir contre eux.
L'application de la loi a été répartie entre plusieurs entités gouvernementales : le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité et le Service national de police scientifique ont conjointement conçu un modèle de détection et d'analyse des deepfakes par IA destiné aux enquêteurs ; l'Agence nationale de police a ciblé les sites diffusant les contenus signalés ; le ministère de la Justice a utilisé l'informatique légale pour retracer les réseaux de diffusion ; et le ministère des Sciences et des TIC a financé des technologies supplémentaires de détection et de blocage. Les grandes plateformes technologiques ont signé des engagements volontaires pour lutter contre les deepfakes liés aux élections.
La NEC a identifié 129 vidéos et images deepfake générées par IA en violation de la loi électorale, rien qu'entre le 29 janvier et le 16 février 2024. Des analyses indépendantes (East Asia Forum, The Diplomat) attribuent à cette réponse juridique et technique coordonnée le mérite d'avoir limité l'impact pratique des deepfakes sur le résultat de l'élection.
Les observateurs notent que la fenêtre de 90 jours précédant l'élection laisse largement sans réponse l'activité de deepfakes liée à la campagne en dehors de cette période, et que la précision de détection face à des modèles génératifs en amélioration rapide reste un défi ouvert.
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