Adapting agriculture to wetter and drier climates: the Tullstorp stream Project (Sweden)
Suède
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Le bassin du fleuve Serchio est un bassin d'intérêt national au regard du droit italien ; sa partie inférieure comprend le sous-bassin du lac Massaciuccoli, au sein du Parc naturel régional de Migliarino-San Rossore-Massaciuccoli, un site Natura 2000/RAMSAR de grande valeur biologique. Le développement agricole et urbain du XXe siècle a transformé ce territoire, aujourd'hui confronté à une sécheresse extrême et à un déficit hydrique (mai-septembre), à un risque d'inondation lié au fleuve et au lac, à la pollution de l'eau, à l'érosion/la perte de sol, à l'affaissement, et à une dégradation de la qualité des écosystèmes/de la biodiversité -- des pressions aggravées par le changement climatique, notamment la hausse des températures, des variations de précipitations à forte variabilité, et des tendances à la sécheresse méditerranéenne dont l'aggravation est projetée (jusqu'à +0,7 événement/décennie entre 2040-2070 selon le scénario RCP8.5, par rapport à 1980-2015), avec une fréquence des crues fluviales également en hausse projetée d'ici 2070.
Le projet Horizon 2020 de l'UE « Phusicos -- According to Nature » visait à démontrer que les solutions fondées sur la nature (NbS) peuvent constituer des moyens économiquement et écologiquement durables de réduire les risques d'inondation et de sécheresse dans les paysages ruraux, d'améliorer l'état hydrogéologique et écologique de la zone du lac Massaciuccoli, et de tester une approche participative de type « Living Lab » pour une planification coopérative des NbS, dans le cadre d'un plan plus large de réduction des risques et de restauration des écosystèmes du bassin du Serchio, en vue de la revitalisation rurale post-COVID-19 et de sa réplicabilité ailleurs.
Le plan d'intervention comprend : une station de phytoépuration de 45 ha (15 ha construits et en activité, le reste en construction, achèvement prévu en 2021, conçue pour traiter environ 135 000 m3/jour) ; des bandes tampons végétalisées le long de deux zones secondaires du réseau de canaux pour limiter l'érosion, piéger les sédiments et filtrer les nutriments/polluants ; une agriculture de conservation (travail du sol réduit, cultures de couverture telles que Lolium multiflorum, semis direct sur gazon) testée sur environ 60 ha dans deux exploitations ; un bassin de sédimentation d'environ 4,0 ha (en construction) à l'exutoire du sous-bassin, avant la station de pompage, réduisant le transport de particules et les charges en nutriments tout en servant également de réservoir tampon contre les crues/sécheresses ; et une « gestion douce » des canaux (élargissement de la section transversale trapézoïdale avec une plaine inondable sur une rive tout en conservant la végétation des berges) afin de restaurer la fonction morphologique/écologique et de permettre l'expansion naturelle des crues, approuvée et financée, mais encore en phase de planification à la date de la mise à jour 2021. Les Living Labs impliquant agriculteurs et parties prenantes locales ont suivi trois phases : comprendre/étudier/planifier/explorer ; co-conception créative/affinement ; et évaluation/test. Un programme de suivi interdisciplinaire couvre l'échantillonnage des sols, les tendances de précipitations/température, la caractérisation hydrogéologique/géochimique, le suivi du transport solide et la productivité des cultures.
Les résultats attendus comprennent un ralentissement du rejet de polluants dans le lac, un meilleur état écologique et une meilleure biodiversité, une réduction de l'érosion des sols et du transport solide, et une plus grande résilience hydraulique du bassin face aux inondations et à la sécheresse, ainsi que des co-bénéfices socio-économiques (tourisme/loisirs tels que l'observation des oiseaux et le kayak, bien-être, emplois de l'économie verte dans l'agriculture durable, coopération/appropriation par les parties prenantes, sensibilisation au risque climatique) et des co-bénéfices d'atténuation climatique liés à l'extension de la surface végétalisée séquestrant le carbone. Le programme de NbS est en partie financé par le projet Horizon de l'UE « Phusicos » (1 425 000 EUR), avec un financement supplémentaire de la Région Toscane (phytoépuration et autres NbS, via le projet PIT-Pianura Pisana) et du ministère national italien de l'Environnement (amélioration du réseau hydraulique).
Les facteurs de succès comprennent l'approche intégrée traitant à la fois les risques climatiques (sécheresse, inondation) et les pressions non climatiques (eutrophisation, pollution, érosion, perte de biodiversité) dans une zone écologique de haute valeur, le choix de NbS synergiques « sans regret », et l'implication pleine et entière des agriculteurs/parties prenantes dans le processus Living Lab, qui a permis d'adapter localement les solutions et de construire apprentissage et acceptation. Un programme de suivi multidisciplinaire détaillé devrait favoriser la transférabilité ailleurs. Les facteurs limitants sont d'ordre bureaucratique et administratif : le droit italien traite les NbS comme des ouvrages de génie naturaliste nécessitant une approbation longue, et de nombreuses réunions du Living Lab ont été nécessaires pour construire des relations avec les parties prenantes et les associations professionnelles.
Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.
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