Contexte — SACHICO a été fondé en 2010 comme le premier centre de crise pour victimes de viol du Japon, créé par une organisation non gouvernementale au sein d'un hôpital privé d'Osaka, offrant un accompagnement médical, policier et juridique intégré en un seul lieu. La politique nationale du Cabinet du gouvernement, en 2011, appelait à au moins un centre intégré d'aide dans chacune des 47 préfectures du Japon ; cet objectif est aujourd'hui atteint dans tout le pays.
Données probantes — Une étude d'observation de 12 ans, revue par des pairs (Kusumoto et al., International Journal of Gynecology & Obstetrics, 2025), a comparé les données de fréquentation de SACHICO entre 2010 et 2021 aux statistiques de l'Agence nationale de police : 12 036 visites au total, 3 189 premières consultations, 3 100 examens médicaux initiaux réalisés (seulement 2,7 % sans examen), et une multiplication par 3,7 des examens initiaux entre 2010 et 2021. 60 % des victimes examinées avaient moins de 19 ans.
Évolution et réserve — Malgré cette croissance, le modèle initial, reposant sur une ONG et un hôpital privé, est devenu intenable : SACHICO a été confronté à une pénurie de gynécologues-obstétriciens disponibles et à la difficulté de maintenir une coopération hospitalière permanente. En réponse, la préfecture d'Osaka a repris l'exploitation directe en octobre 2025, en lançant « With You Osaka », dans l'arrondissement de Sumiyoshi, comme structure dédiée, mandatée par les pouvoirs publics, ouverte 24 h/24, dotée de douches et de salles de conservation des preuves, et reliée à un réseau d'environ 40 établissements médicaux dans toute la préfecture — traitant ainsi la fragilité en personnel du modèle antérieur plutôt que de la reproduire.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.