KU Leuven Research & Development — le plus ancien bureau universitaire de transfert technologique d'Europe
Belgique
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Depuis 1959, le bras de valorisation détenu à 100 % par l'Institut Weizmann a transformé la recherche fondamentale en médicaments comme le Copaxone et l'Erbitux, générant à l'Institut entre 50 et 100 millions de dollars par an de redevances dès 2013 et plus de 23 milliards de dollars de ventes mondiales en 2022.
Ce que c'est — Yeda Research and Development Company Ltd. est une filiale détenue à 100 % par l'Institut Weizmann des sciences, fondée en 1959 spécifiquement pour détenir et valoriser la propriété intellectuelle générée par les chercheurs de l'Institut.
Ce qu'elle fait — Yeda dépose et gère les brevets sur les inventions de l'Institut, négocie des accords de licence et de redevances avec des entreprises pharmaceutiques et technologiques, et reverse environ 40 % des revenus de redevances aux chercheurs inventeurs, le reste étant réinvesti dans le budget de recherche de l'Institut.
Résultats — le plus grand succès du modèle est l'acétate de glatiramère, concédé sous licence à Teva Pharmaceutical Industries dans les années 1980 et commercialisé sous le nom de Copaxone contre la sclérose en plaques ; associé au Rebif (sclérose en plaques, avec Merck Serono), à un système de chiffrement satellite de NDS et, plus tard, à l'Erbitux (oncologie, avec ImClone/Sanofi), ces inventions ont généré l'essentiel des redevances de Yeda. En 2013, l'Institut percevait environ 50 à 100 millions de dollars par an de redevances pharmaceutiques, et en 2022 les produits issus de la recherche de l'Institut ont généré plus de 23 milliards de dollars de ventes mondiales ; des articles récents évoquent des revenus cumulés de redevances dépassant 2 milliards de dollars (plus d'un milliard de shekels) sur six ans, plaçant régulièrement Weizmann parmi les cinq premières institutions académiques mondiales en revenus de redevances. Au-delà des licences, environ 120 start-up ont été fondées à partir de la recherche de Weizmann jusqu'en 2024, soutenues depuis 2021 par une unité dédiée de pré-valorisation, BINA.
Pourquoi c'est important — Yeda illustre un cas extrême mais instructif du modèle de « société universitaire détentrice de propriété intellectuelle » : une seule relation de licence de plusieurs décennies (Copaxone) a financé une grande part des revenus hors subventions d'un institut de recherche, et montre comment une force de recherche fondamentale concentrée dans un domaine restreint (immunologie/neurosciences) peut se convertir en retour commercial durable, à condition que l'institut conserve l'entière propriété intellectuelle et partage généreusement les redevances avec les inventeurs.
Réserve — la grande majorité des revenus de Yeda provient historiquement d'une poignée de médicaments à succès plutôt que d'un portefeuille de brevets large et équilibré, et les revenus du Copaxone ont fortement diminué depuis l'expiration du brevet au milieu des années 2010 — un rappel que ces gains concentrés de transfert de technologie ne se répètent pas facilement et ne sont jamais garantis.
Les détails de mise en œuvre (coût, calendrier, personnel, conditions de réussite) ne sont pas encore disponibles pour cette pratique.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.
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