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Good practice

Forêt de Yatir — Puits de carbone d'un boisement semi-aride de longue durée (Israël)

Israel · Yatir · See the Israel profile

Depuis 1964, la plantation de pins d'environ 3 000 hectares du KKL-JNF dans le nord du Néguev, en Israël, est devenue l'une des plus longues études de flux de carbone forestier en zone semi-aride au monde, mais des recherches de l'Institut Weizmann montrent que son bénéfice de refroidissement est compensé par des décennies d'absorption thermique supplémentaire.

Details

Promoter
KKL-JNF (Jewish National Fund) / Weizmann Institute of Science (Yakir Lab)
Period
1964–present (eddy-covariance monitoring since ~1999)
Keywords
afforestation, carbon flux monitoring, semi-arid forestry, FLUXNET research, climate science

Description

Le KKL-JNF (Fonds national juif) a commencé à planter des pins d'Alep dans la forêt de Yatir en 1964, créant ce qui deviendra la plus grande zone boisée d'Israël — environ 3 000 hectares (30 km²) aujourd'hui — dans une zone de transition semi-aride entre le climat méditerranéen et le désert du Néguev, sur le plateau entre Meitar et Arad, où les précipitations annuelles ne sont que de 280 à 300 mm.

Une tour à covariance turbulente installée vers 1999-2000 par le laboratoire du Pr Dan Yakir de l'Institut Weizmann des sciences, intégrée au réseau mondial FLUXNET, mesure en continu les flux de carbone de la forêt depuis plus de vingt ans. Rotenberg et al. (2021) rapportent une accumulation nette de carbone de 145 ± 26 g C/m²/an entre 2001 et 2016 (environ 1,45 tC/ha/an), dont environ 71 % stockés dans le sol ; une étude antérieure de Grunzweig et al. (2003, Global Change Biology) avait mesuré une productivité nette de l'écosystème d'environ 240 g C/m²/an, comparable à celle de forêts de climats plus humides.

Une étude clé de Rotenberg & Yakir (2010, Science) apporte une réserve importante : convertir un maquis semi-aride clair en une canopée forestière plus sombre augmente l'absorption du rayonnement solaire (albédo réduit) et diminue le refroidissement par évaporation — un effet environ deux fois supérieur à celui de l'albédo seul — de sorte qu'il peut falloir des décennies, voire plus d'un siècle d'accumulation de carbone, avant que la forêt n'obtienne un refroidissement climatique net.

Des reportages de National Geographic et de Yale E360 documentent une mortalité des arbres liée à la sécheresse (la sécheresse de 2008-2009 a apporté 349 jours consécutifs sans pluie ; mortalité de 5 à 10 % au cours de la dernière décennie, jusqu'à 80 % dans certaines parcelles), une régénération naturelle limitée par le pâturage et la sécheresse, et des inquiétudes d'écologues quant au fait que la monoculture de pins déplace les espèces indigènes de milieux ouverts.

Pour en savoir plus : https://www.science.org/doi/10.1126/science.1179998

Implementation

Implementation detail (cost, timeline, staffing, conditions for success) is not yet available for this practice.

Data sources

Where this practice's information was retrieved from, and when.

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