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Bonne pratique Importée

Barrage Vert algérien — Ceinture de boisement d'État à travers les Hauts Plateaux

Algérie · Djelfa · Voir le profil de Algérie

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La ceinture de boisement Barrage Vert (1971-) de l'Algérie affiche des résultats contradictoires : la FAO cite ~75% de survie, une étude indépendante a trouvé ~42%, et une étude de télédétection à Djelfa montre le couvert planté s'effondrer de 43% entre 2009 et 2019.

100,000 ha
Reboisement réalisé (FAO)
75%
Taux de survie rapporté après 10 ans (FAO)
120,000 ha
Reboisement réalisé sur 160 000 ha prévus (revue indépendante)
~42%
Taux de survie rapporté (revue indépendante)
~20%
Pertes dues à l'infestation par la processionnaire du pin
11,074 ha
Canopée des plantations ouvertes à Djelfa (Moudjbara), 2009 (2009)
6,303 ha
Canopée des plantations ouvertes à Djelfa (Moudjbara), 2019 (effondrement de 43 % par rapport à 2009) (2019)
~26,000 ha
Reboisé depuis la relance d'octobre 2023 (since Oct 2023, as of Dec 2025)
Barrage Vert algérien — Ceinture de boisement d'État à travers les Hauts Plateaux

Détails

Maturité
En expansion
Promoteur
Direction Generale des Forets (DGF), Algeria
Période
1971-present
Mots-clés
state afforestation, desertification control, agroforestry, Great Green Wall

Contexte

Le Barrage Vert a été conçu sous la présidence de Houari Boumediene et lancé vers 1970-71, formalisé en 1974, comme une ceinture étatique de boisement destinée à s'étendre sur environ 1 000 à 1 500 km le long des Hauts Plateaux et de la zone steppique d'Algérie, sur environ 20 km de large, afin de contenir la désertification venue du sud. Il a été mis en œuvre par la Direction Générale des Forêts (DGF) via des appelés du contingent, puis par l'Office National des Travaux Forestiers, et l'Algérie l'a intégré à la Grande Muraille Verte de l'Union africaine pour le Sahara et le Sahel après 2007.

Activités

Le programme d'origine a planté du pin d'Alep (Pinus halepensis) à haute densité sur les Hauts Plateaux. Un cadre de relance 2023-2030 est entré en vigueur le 29 octobre 2023, coordonné par le décret 24-376 (18 novembre 2024), s'éloignant de l'approche originelle de monoculture au profit de l'agroforesterie avec des espèces natives et diversifiées (pistachier de l'Atlas, chêne vert, acacia, caroubier, arganier, olivier, amandier) et une plus grande implication des populations pastorales locales dans la planification et l'entretien.

Résultats

Les résultats rapportés divergent fortement selon la source : une note technique de la FAO cite environ 100 000 ha reboisés avec un taux de survie revendiqué de 75 % après dix ans, tandis qu'une revue académique indépendante (« Bilan critique du barrage vert en Algérie ») constate que seuls 120 000 des 160 000 ha prévus ont été réalisés, avec un taux de survie d'environ 42 %, des taux d'échec supérieurs à 40 % et environ 20 % de pertes supplémentaires dues à l'infestation par la processionnaire du pin. Une étude de télédétection évaluée par les pairs sur le périmètre de Moudjbara, dans la province de Djelfa, a constaté que la canopée des plantations ouvertes est passée de 0 ha en 1972 à 11 074 ha en 2009, avant de s'effondrer de 43 % pour atteindre 6 303 ha en 2019. En décembre 2025, la DGF algérienne rapporte environ 26 000 ha reboisés depuis la relance d'octobre 2023, sur un patrimoine forestier national d'environ 4,1 millions d'hectares (environ 2 % du territoire national).

Conclusions

Les faiblesses documentées du programme sont nombreuses : densité de plantation excessive (plus de 1 600 tiges/ha) sur des sols peu profonds et encroûtés, mal adaptés au pin d'Alep ; pertes importantes dues au surpâturage, à la coupe illégale et aux infestations parasitaires ; et la FAO décrit la régénération naturelle dans les peuplements de plus de 60 ans comme « pratiquement nulle ». La faible implication des populations locales et pastorales dans les premières décennies a compromis l'entretien à long terme — une lacune que la relance des années 2020 tente de corriger. Les taux de survie/de canopée rapportés divergent également fortement d'une source à l'autre, illustrant un problème persistant de cohérence des données.

Mise en œuvre

Coût indicatif
Très élevé (> 5 M€)
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 ans)
Personnel et compétences
Direction Generale des Forets (DGF) staff, Office National des Travaux Forestiers (ONTF), Military conscripts (original programme), Local pastoralist populations (2020s relaunch planning/maintenance)

Conditions de réussite

  • Species selection matched to soil/climate (early monoculture Aleppo pine was poorly suited to shallow, encrusted soils)
  • Local/pastoralist involvement in planning and maintenance (added only in the 2023-2030 relaunch)
  • Biosecurity/pest management against pine processionary moth
  • Institutional mechanisms for desertification control (Decree 24-376, 2024)

Modes d’échec courants

  • Excessive planting density (>1,600 stems/ha) on unsuitable shallow soils
  • Overgrazing and illegal cutting
  • Pine processionary moth infestation (~20% further loss)
  • Practically null natural regeneration in stands over 60 years old (FAO)
  • Conflicting/inconsistent survival-rate reporting across sources

Où cela s’applique

Type de gouvernance
state programme
Échelle
national (1,000-1,500 km belt)

Habituellement financé par

National / regional programmes

Pistes de financement indicatives pour des pratiques de ce type — vérifiez toujours les appels en cours et les règles d'éligibilité de chaque programme.

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Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

Pièces jointes

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