Projet RESILAND CA+ de restauration des paysages résilients du Tadjikistan — Bassin du Vakhsh
Tadjikistan
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Le Code rural nigérien de 1993, renforcé en 2004 et 2020, a donné aux agriculteurs la propriété des arbres sur leurs terres. Banque mondiale, ICRAF et CIFOR créditent cette réforme d'environ 5 millions d'hectares de régénération menée par les agriculteurs.
La régénération naturelle assistée par les agriculteurs (FMNR) est apparue dans les régions de Maradi et Zinder au Niger dès le début des années 1980, mise au point par les agriculteurs avec l'agronome de World Vision Tony Rinaudo, comme technique peu coûteuse consistant à tailler et protéger les souches et systèmes racinaires d'arbres indigènes plutôt qu'à planter des jeunes plants. Sa diffusion a longtemps été freinée par une règle datant de l'époque coloniale selon laquelle l'État, et non l'agriculteur, était propriétaire de tout arbre présent sur une terre agricole, supprimant ainsi toute incitation à protéger la repousse.
Donner aux agriculteurs la propriété légale sûre des arbres présents sur leurs exploitations afin qu'ils captent la valeur des arbres qu'ils protègent, supprimant ainsi le frein légal qui décourageait la régénération naturelle.
Le Code rural de 1993 du Niger (ordonnance n° 93-015), rédigé par un Comité national du Code rural créé en 1989, a posé le cadre juridique du foncier rural et de la gestion des ressources naturelles. La sécurité foncière des arbres a été renforcée par une loi forestière de 2004, puis rendue explicite par un décret présidentiel de juillet 2020 accordant aux agriculteurs des droits exclusifs sur les arbres qu'ils ont plantés ou entretenus sur leurs exploitations. Sur le terrain, les agriculteurs appliquent la FMNR en taillant et protégeant les souches et systèmes racinaires existants plutôt qu'en plantant de nouveaux jeunes plants.
Les estimations sourcées de la reverdisation résultante varient selon les jeux de données et les dates : le CIFOR (2025) fait état de plus de 5 millions d'hectares régénérés en une vingtaine d'années ; National Geographic évoque environ 12 millions d'acres (environ 4,9 millions d'ha) sur 35 ans ; et le Global Partnership on Forest and Landscape Restoration cite 6 millions d'ha. La densité d'arbres sur les exploitations serait passée d'environ 4 à environ 40 arbres par hectare, et on estime qu'environ 200 millions d'arbres se sont régénérés. Chris Reij et ses collègues attribuent à cette pratique environ 500 000 tonnes supplémentaires de production céréalière par an, nourrissant environ 2,5 millions de personnes, bien qu'il s'agisse d'une estimation largement observationnelle et non expérimentale.
La force du mécanisme tient à une évolution juridique bien documentée sur 30 ans et à une vaste superficie observée de reverdisation, plutôt qu'à un paiement suivi ou à une transaction vérifiée — il s'agit d'une incitation aux services écosystémiques rendue possible par l'État via une réforme foncière, et non d'un dispositif de transfert monétaire. La FMNR exige un travail agricole continu et reste réversible si la sécurité foncière ou l'application locale de la loi se relâchent ; l'adoption est fortement concentrée à Maradi et Zinder, avec une adoption inégale ailleurs au Sahel, et la croissance démographique rapide du Niger continue d'ajouter une pression foncière que la reverdisation ne suffira probablement pas à compenser à elle seule. Un essai contrôlé randomisé du CIFOR-ICRAF/World Vision, testant l'impact causal de la FMNR et de la certification foncière sur les rendements, est en cours (via J-PAL, environ 3 000 agriculteurs) mais n'est pas encore publié.
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