Belgrade a déployé plus de 1 000 caméras IA construites par Huawei depuis 2017. Le commissaire serbe à la protection des données a jugé à deux reprises illégale l'analyse d'impact du ministère de l'Intérieur ; des commandes de 2024 prévoyaient encore 3 500 caméras supplémentaires, et une fuite en 2025 chez le prestataire Informatika AD a exposé 1,7 million de fichiers.
1,000+
Caméras déployées initialement (2017)
57%
Remise sur le prix du premier contrat (2017)
92%
Remise sur le prix du progiciel (2017)
3,500 cameras
Capacité supplémentaire de caméras dans la commande de 2024 (March 2024)
1.7 million+ files
Fichiers exposés lors de la violation de données de 2025 chez Informatika AD (June 2025)
Détails
Maturité
En expansion
Promoteur
Ministry of Interior of Serbia, with Huawei and state IT contractor Informatika AD
Période
Announced 2017; camera network expanded through at least a March 2024 procurement order; facial-recognition legal status unresolved as of 2025
Mots-clés
public safety, video surveillance, facial recognition, policing
Contexte
Le projet « Safe City » de Belgrade, annoncé par le ministère de l'Intérieur serbe en 2017, a déployé des caméras vidéo dotées de fonctions de reconnaissance faciale et de plaques d'immatriculation, construites autour de la technologie Huawei. Il couvrait initialement environ 1 000 caméras, présenté comme une mesure de réduction de la criminalité pour la capitale, forte de 1,1 million d'habitants. Le premier contrat a bénéficié d'une remise de 57 %, passant d'un montant initial de 3 millions de dollars à environ 1,2 million, avec un progiciel remisé de 92 %, de 1,1 million de dollars à environ 71 000 dollars.
Résultats
Le Commissaire serbe à la protection des données personnelles a rejeté à deux reprises l'analyse d'impact relative à la protection des données du ministère de l'Intérieur, estimant qu'elle manquait d'une évaluation des risques, qu'elle ne précisait pas clairement quel système elle couvrait et qu'elle ne fournissait aucune base légale pour le traitement des données biométriques de reconnaissance faciale. Malgré ce statut juridique non résolu, une commande d'approvisionnement de mars 2024 a été dimensionnée pour prendre en charge jusqu'à 3 500 caméras supplémentaires sur le réseau eLTE réservé à la police serbe, et l'empreinte du système s'est étendue au-delà de Belgrade à d'autres villes serbes. En juin 2025, une cyberattaque contre le prestataire informatique public Informatika AD a entraîné la publication de plus de 1,7 million de fichiers sur le dark web, dont plus de 200 documents liés aux marchés publics du ministère de l'Intérieur.
Conclusions
Le gouvernement a proposé, puis retiré, à plusieurs reprises une législation destinée à autoriser rétroactivement le système, sous la pression nationale et du Parlement européen. Les autorités n'ont divulgué aucun décompte actuel du nombre total de caméras ni publié d'évaluation indépendante de l'effet du système sur la criminalité.
Mise en œuvre
Coût indicatif
Élevé (500 k€–5 M€)
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 ans)
Personnel et compétences
Ministry of Interior of Serbia, Huawei, state IT contractor Informatika AD
Conditions de réussite
lawful data protection impact assessment
clear legal basis for biometric processing
independent oversight
Modes d’échec courants
DPA twice rejected the impact assessment as unlawful
no legal basis established for facial-recognition biometric processing
government repeatedly proposed then withdrew legislation to retroactively authorise the system
2025 data breach at contractor exposed 1.7 million+ files
no independent evaluation of crime-reduction effect published
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