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Bonne pratique Importée

Safer City — Le réseau national de caméras policières assistées par IA du Botswana

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La police du Botswana a déployé un réseau de vidéosurveillance et de reconnaissance faciale assisté par IA de plus de 1 000 caméras dans deux villes, pour un coût de plusieurs milliards de pula, mais le régulateur des marchés publics du pays a jugé une partie de la procédure irrégulière, et aucune donnée sur l'impact en matière de criminalité n'a été publiée.

650
Caméras opérationnelles à Gaborone
524
Caméras opérationnelles à Francistown
2000
Expansion de caméras prévue, Gaborone
974
Expansion de caméras prévue, Francistown
~P3 billion
Coût de la phase 1 (Gaborone)
~P10 billion
Coût du déploiement national en trois phases
P77.7 million
Ligne budgétaire du BPS 2020/21 pour caméras, liaisons LTE et systèmes d'empreintes digitales
Safer City — Le réseau national de caméras policières assistées par IA du Botswana

Détails

Maturité
En expansion
Promoteur
Botswana Police Service, with Public Procurement and Asset Disposal Board (PPADB) oversight; deployed by Huawei Technologies Botswana
Période
Announced 2016; deployed 2019–2022; procurement contested 2021
Mots-clés
public safety, surveillance, facial recognition, automatic number-plate recognition, policing

Contexte

Le projet Safer City, mentionné pour la première fois dans le discours sur l'état de la nation 2016 du président Ian Khama, est un réseau de vidéosurveillance HD et de reconnaissance automatique des plaques d'immatriculation (ANPR) géré par la police, déployé par le service de police du Botswana (BPS) avec le fournisseur technologique Huawei Technologies Botswana. Xinhua a rapporté que le système est devenu opérationnel à Gaborone et Francistown en février 2020, alimentant un centre de commandement au poste de police de Kutlwano via des liaisons en fibre optique.

Objectifs

Un porte-parole du BPS a cité comme objectifs la protection des personnes et des biens et la lutte contre le terrorisme.

Activités

L'enquête journalistique du Sunday Standard, basée au Botswana, évalue le réseau à 650 caméras opérationnelles à Gaborone et 524 à Francistown, avec des projets du BPS pour étendre à 2 000 et 974 respectivement, couvrant les principales routes, intersections et feux de circulation. Le reportage de Business Weekly, citant l'appel d'offres n° DJS/MMTC/PPOL:083/2014-2015, évalue la phase 1 (Gaborone, dans un rayon d'environ 50 km) à environ 3 milliards de pula, le déploiement national en trois phases étant chiffré à environ 10 milliards de pula ; une ligne budgétaire distincte de 77,7 millions de pula du BPS pour l'exercice 2020/21 a couvert des caméras supplémentaires, des liaisons LTE et des systèmes d'empreintes digitales.

Résultats

Aucune statistique de réduction de la criminalité, de nombre d'arrestations ou de précision de reconnaissance faciale n'a été publiée pour Safer City.

Conclusions

La gouvernance du projet a été véritablement contestée, loin d'être un succès sans nuance. Le 15 juillet 2021, le régulateur des marchés publics du Botswana lui-même, le PPADB, a rejeté un appel d'offres sélectif par attribution directe à Huawei Technologies Botswana et ICT Dynamix, jugeant la procédure irrégulière et son périmètre indéfini. L'Association for Progressive Communications documente par ailleurs des caméras partenaires de Huawei dotées de reconnaissance faciale utilisées sans consentement clair ni mécanismes de transparence, opérant en l'absence d'un cadre juridique dédié au-delà de la loi botswanaise de 2018 sur la protection des données ; le professeur de droit de l'Université du Botswana, Tachilisa Balule, est cité affirmant qu'aucune loi n'autorise spécifiquement le projet. Il s'agit d'un cas bien documenté de déploiement de surveillance à grande échelle assisté par IA, avec des chiffres réels de déploiement et de coût, mais une mise en œuvre non évaluée et juridiquement contestée, sans preuve indépendante d'impact sur la sécurité publique.

Mise en œuvre

Coût indicatif
Très élevé (> 5 M€)
Délai jusqu’aux résultats
Long (> 3 ans)
Personnel et compétences
Botswana Police Service (BPS) as operating agency, Huawei Technologies Botswana as vendor/deployer, Public Procurement and Asset Disposal Board (PPADB) as procurement oversight body

Modes d’échec courants

  • PPADB ruled a selective, direct-appointment tender improper and its scope undefined (July 2021)
  • No dedicated legal framework specifically authorises the project beyond the 2018 Data Protection Act, per a university law professor
  • Facial-recognition cameras documented in use without clear consent or transparency mechanisms (APC)
  • No crime-reduction or accuracy data published despite billions of pula in spend

Habituellement financé par

National / regional programmes

Pistes de financement indicatives pour des pratiques de ce type — vérifiez toujours les appels en cours et les règles d'éligibilité de chaque programme.

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Sources de données

D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.

Pièces jointes

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