L'équipe Éducation Numérique de Fundación Telefónica Movistar, avec l'appui statistique de Jenny Bolívar de l'École de statistique de l'Universidad Central de Venezuela, a mené la première étude à grande échelle du Venezuela sur l'usage réel de l'intelligence artificielle par les enseignants du primaire. L'enquête a touché 1 726 enseignants dans tout le pays et a été présentée le 6 mars 2025.
Quarante pour cent des répondants ont déclaré utiliser déjà des outils d'IA dans leur pratique pédagogique, dominés par des assistants génériques — ChatGPT (37 %), Bing (22 %) et Gemini (18 %) — tandis que les outils éducatifs spécialisés comme Grammarly (10 %) et Tutor.ai (11 %) restent peu connus. L'étude a également révélé un net clivage générationnel : 80 % des jeunes enseignants se disent familiers avec l'IA, contre 54 % des enseignants de plus de 65 ans. Les enseignants utilisateurs d'IA en soulignent la valeur pour stimuler la créativité, la motivation, le travail collaboratif et l'esprit critique, mais le rapport précise qu'il s'agit d'un instantané d'adoption, non d'une étude d'impact sur les apprentissages.
En réponse, Fundación Telefónica Movistar développe un parcours de formation dédié aux enseignants au sein de sa plateforme régionale ProFuturo, axé sur un usage éthique et pédagogique plutôt que sur la seule maîtrise technique. Des médias vénézuéliens indépendants ont couvert le lancement aux côtés du communiqué de la fondation elle-même, soulignant que le Venezuela — en dépit de fortes contraintes de ressources dans son système éducatif public — en est encore à une phase précoce et exploratoire d'adoption de l'IA en classe.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.