Évaluation 'two-lane' de l'Université de Sydney pour l'ère de l'IA
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Deux enquêtes indépendantes en Équateur (4 811 étudiants dans 8 universités ; 335 étudiants dans une université) montrent que l'usage de l'IA générative est désormais courant, mais que déclarer son usage de ChatGPT aux enseignants et faire confiance à ses réponses sont corrélés à davantage de plagiat autodéclaré, alors que la culture de l'IA est corrélée à moins de plagiat — un guidage clair, plutôt qu'une interdiction, semble réduire les abus.
Une étude de 2025 publiée dans l'International Journal for Educational Integrity (Torres-Diaz, Duart, Rivera et Beltran Flandoli, dont l'auteur principal est rattaché à l'Universidad Tecnica Particular de Loja, UTPL) a interrogé 4 811 étudiants dans huit universités équatoriennes sur l'usage de l'IA générative et le plagiat autodéclaré. Une régression logistique binaire a expliqué 20,2 % de la variance du plagiat autodéclaré. Deux prédicteurs se sont révélés contre-intuitifs : les étudiants qui déclaraient signaler leur usage de ChatGPT aux enseignants, et ceux qui faisaient confiance aux informations générées par ChatGPT, rapportaient davantage de plagiat que les autres. À l'inverse, les étudiants percevant l'IA comme bénéfique pour leurs résultats académiques et ceux ayant une connaissance plus large des outils d'IA rapportaient moins de plagiat. Les auteurs précisent que leur devis transversal ne permet pas d'établir de causalité, et appellent à une formation à l'éthique, à la littératie numérique et à des politiques institutionnelles plus claires.
Une seconde étude indépendante, publiée dans SciELO Venezuela, a interrogé 335 étudiants d'une université équatorienne sur leur usage de ChatGPT pour leurs travaux. Elle a constaté un usage encore limité et largement non supervisé : les étudiants rapportent peu d'orientation formelle de la part des enseignants sur un usage approprié, et l'effet mesuré sur les résultats académiques était minime, ce que les auteurs attribuent à l'absence d'encadrement structuré et de cadrage éthique autour de l'outil.
Prises ensemble, ces deux enquêtes — menées par des équipes différentes, à des échelles différentes, avec des instruments différents — pointent vers le même constat : les universités équatoriennes connaissent un usage généralisé de l'IA générative chez les étudiants, mais peu d'encadrement institutionnel. Aucune des deux études n'évalue une formation ou une politique spécifique ; cette fiche est donc incluse comme preuve d'un risque et d'un besoin non satisfait, plutôt que comme solution éprouvée.
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