En septembre 2005, le Commissaire en chef aux personnes handicapées de l'Inde a jugé que le refus d'un chéquier à un client aveugle constituait une discrimination illégale, ordonnant aux banques de rendre les services de chèques, de distributeurs automatiques et de coffres-forts utilisables par les clients aveugles. La Reserve Bank of India (RBI) a transmis cette décision à toutes les banques en 2006 et a réitéré ses recommandations de non-discrimination en 2009, mais leur application est restée inégale et volontaire.
Le 1er juillet 2014, la RBI est passée d'une simple recommandation à une obligation : tout nouveau distributeur installé par une banque à partir de cette date devait être un « distributeur parlant », doté d'une sortie audio et d'un clavier en braille, et les banques devaient publier une feuille de route pour convertir les machines existantes, réexaminée périodiquement par le comité du service clientèle de chaque banque. L'Indian Banks' Association avait déjà publié, en février 2013, une norme technique définissant ce que devait comporter une cabine et une interface de distributeur véritablement accessibles, y compris pour les utilisateurs de fauteuil roulant.
L'Union Bank of India a inauguré, en juin 2012 à Ahmedabad, ce qu'elle a présenté comme le premier distributeur entièrement accessible et parlant du pays, avant l'échéance nationale, et d'autres banques publiques ont suivi progressivement. Des organisations de défense des droits des personnes handicapées, comme le XRCVC (Xavier's Resource Centre for the Visually Challenged) et le portail EYEWAY de la Score Foundation, suivent le déploiement depuis lors et publient des bilans rétrospectifs ; leurs rapports décrivent une situation inégale, où de nombreux distributeurs parlants n'existent que sur le papier ou sont hors service, plutôt qu'un taux de conformité rigoureusement mesuré.
Il s'agit d'un cas où l'intention réglementaire est bien documentée, mais où les données de conformité indépendantes et chiffrées restent minces : aucun chiffre d'audit national n'a pu être vérifié auprès d'une source primaire, si bien que les preuves ici doivent être lues comme solides sur la conception de la politique, mais faibles sur les résultats confirmés.
D'où proviennent les informations de cette pratique, et quand.